Vendée Globe #6 : Ça s’en va et ça revient

 

Le Vendée Globe c’est comme un refrain, ça vous glisse entre les mains… Les étraves des leaders s’approchent du Cap-Horn. Armel Le Cleac’h (Banque Populaire ) a réussi la jonction entre deux systèmes météo et accroit son avance sur Alex Thomson (Hugo Boss). Derrière, la messe n’est pas dite pour une place sur le podium. Le point sur la course.

518 milles d’avance ce lundi matin pour Armel Le Cleac’h ! « Le chacal » allonge la foulée à l’approche du troisième Cap de ce Vendée Globe. Il a fait le break sur le Gallois Hugo Boss qui peine depuis la perte de son foil tribord le 19 novembre. Jéremie Beyou (Maître Coq) et Paul Meilhat (SMA) sont en embuscade pour venir titiller le Britannique. Leur écart devrait diminuer dans les heures à venir puisqu’ils naviguent 4 nœuds plus vite. Le suspense est donc relancé dans la course au podium avec en plus, trois mousquetaires eux aussi à l’affût :  Jean Le Cam, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès.

Après avoir subi une grosse dépression au large de la Tasmanie, avec des grains à plus de 50 nœuds, ces trois marins ont relancé leurs montures et ne sont plus qu’à 600 milles (1 jour et demi de mer) de Beyou et Meilhat :

Deux abandons

Les conditions météos difficiles et les ofnis (objets flottants non identifiés, ndlr) n’ont pas épargné ces valeureux skippers. Après Bertrand de Broc, Tanguy de Lamotte, Vincent Riou, Kito de Pavant, Sébastien Josse, Kojiro Shiraishi et Morgan Lagravière, Stéphane Le DIraison est contraint d’abandonner. Le câble qui tenait le mat de «la compagnie du Lit/ Ville de Boulogne-Billancourt » a cédé. Les voiles se sont retrouvées à l’eau. Dur à avaler pour le skipper, « C’est tellement compliqué de trouver les financements pour le jeu de voiles et quand il faut couper les liens et les voir partir sous l’eau, ça fait si mal au cœur ! ».

Thomas Ruyant, skipper de « Le Souffle du Nord pour le projet Imagine » longtemps en huitième position voit lui son bateau se désintégrer sous ses yeux. Suite à un choc avec un ofni, le compagnon de route des « trois mousquetaires » doit faire route, au moteur, vers le port de Bluff au Sud de la Nouvelle Zélande.

 La structure du bateau est très abîmée. Le bateau risque de se disloquer. (Crédit : Thomas Ruyant)

La structure du bateau est très abîmée. Le bateau risque de se disloquer. (Crédit : Thomas Ruyant)

Les 21 marins en course n’en ont pas fini avec les coups de vents et mers agitées. La remontée de l’Atlantique promet de belles surprises à ces aventuriers des mers.

                                                                                                                                                                                         Le Corre Alexandre

 

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