La région PACA en manque de donneurs de sang

En France, 10.000 poches de sang sont collectées chaque jour. Ce chiffre n’est pas suffisant, surtout en région PACA, où le nombre de donneurs manque cruellement.

Le don du sang, bien que relativement simple, peine à convaincre les azuréens. En effet, « la région PACA est une des régions les plus déficitaires du pays en terme de dons », confie une responsable communication de l’Etablissement Français du Sang (EFS) en PACA. “Les Alpes-Maritimes sont un département de transit. On a beaucoup de gens qui viennent faire leur études ici, mais ils ne s’implantent pas. Ce n’est pas forcément facile de fidéliser les donneurs. Le don n’est pas ancré dans la culture azuréenne”, continue Julian Barelli, membre de l’EFS de Nice. Une collecte difficile, et particulièrement irrégulière. L’EFS reçoit en moyenne 800 poches de sang par jour, il en faudrait plus de 1.000, selon la responsable communication de l’EFS en PACA. Et pour cause, l’institut de Nice est souvent amené à faire venir des poches de sang d’autres hôpitaux français pour réapprovisionner son stock. Pendant les attentats de Nice, le 14 juillet dernier, le don du sang était devenu la priorité d’une grande majorité des azuréens. Mais d’autres dons existent, tels que les dons de plasma et de plaquettes.

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Pendant les attentats de Nice, les recherches sur le don du sang dans les région PACA a considérablement augmenté.

« Les dons de plasma sont prioritaires »

Le plasma est une particule du sang qui nécessite un prélèvement spécifique. Au moment du don, le sang est réinjecté, et le plasma récupéré. Il sera congelé et peut-être conservé pendant un an. Mais le plasma, ça sert à quoi ? “Il permet de soigner les grands blessés lors d’accidents de la route, il sert aussi à préparer des médicaments pour les grands brûlés et à soigner les personnes atteints d’hémophilie. Cette maladie peut entraîner des saignements soudains et provoquer des hémorragies internes. C’est pourquoi les dons de plasma sont prioritaires”, complète une infirmière du Centre de Dons de Cannes souhaitant garder l’anonymat. Il peut-être utilisé sous deux formes : par transfusion ou sous forme de médicaments. Les individus de groupe AB sont donneurs universels de plasma. Cependant, seulement 4% des français appartiennent à ce groupe.

Quant aux plaquettes, elles peuvent être utilisées en cas de leucémie ou de traitements lourds comme la chimiothérapie, qui empêchent la fabrication de cellules sanguines. Le don de plaquettes permet donc de limiter le risque d’hémorragie mettant en jeu la vie des malades. Chaque jour, 800 dons de plaquettes sont collectées pour 1.000 nécessaires, selon l’ESF. La courte durée de vie des plaquettes – de 3 à 5 jours – rend indispensable la régularité des dons pour faire face aux besoins. Au total, 399.743 prélèvements de plasma et de plaquettes ont été réalisés en France pendant l’année 2015.

Don du sang : mode d’emploi

Le don du sang est une démarche indépendante, bénévole et anonyme. Elle permet chaque jour de sauver des vies. Pourtant, dans les têtes, le déroulement du don reste encore flou.

Un don de sang ne nécessite aucun rendez-vous et dure une dizaine de minutes. Un don de plasma et / ou de plaquettes se fait sur rendez-vous et dure de 40 à 90 minutes.

Les dons se déroulent en quatre étapes :

  • L’inscription : le donneur remplit un questionnaire préalable à l’entretien afin de savoir s’il est apte à donner.
  • L’entretien pré-don : le donneur rencontre le médecin lors d’un échange confidentiel. Ce dernier vérifie si le donneur remplit les conditions du don.
  • Le prélèvement : le donneur est amené dans une salle afin de se faire extraire son sang.
  • Le temps de repos et de la collation : après son don, le donneur reçoit de la nourriture et à boire.

infographie

Laure Le Fur

Cassandra Rolland

Thomas Woloch

 

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