[FIPA 2017] Koneline, une ode au Canada

Récompensé à de multiples reprises au Canada, Koneline est diffusé au FIPA cette année. Ce film canadien propose de découvrir une contrée inconnue. Direction le nord de la Colombie-Britanique en compagnie des Tahltan.

Que Dieu protège notre terre. Glorieuse et libre. Ces paroles de l’hymne canadien reflètent l’esprit du film Koneline, our land beautiful.

Produit par Bell Média, une des compagnies de télécommunications les plus importantes du Canada, Koneline est une ode au voyage. Pendant une durée de 96 minutes, le spectateur se trouve plongé dans une culture. Celle des Tahltan. Cette communauté fait partie des peuples autochtones amérindiens.

Les premières minutes du film donnent le ton. Les paysages magnifiques s’enchaînent. Les vallées et les lacs qui font la beauté du pays à la feuille d’érable sont filmés magistralement. Tout comme les couchers de soleil planant au-dessus du Brucejack Lake ou les aurores boréales au sommet des montagnes enneigées.

Le soleil se couche au-dessus du Brucejack Lake (Crédit : Canada Wild)

Le soleil se couche au-dessus du Brucejack Lake (Crédit : Canada Wild)

Filmées en 4K, les étendues de verdure de la Colombie-Britannique reflètent la douceur de ce pays. Mais outre le paysage filmé, ce qui touche, ce sont les gens dans ce documentaire.

Car, on ne parle pas des citadins de Vancouver. On parle des Amérindiens. Ceux qui respectent leurs traditions et leur culture.

Des habitants touchants

Pour se nourrir par exemple, Orville Brown, un des Tahltan, se sert de son expérience de chasseur pour manger de l’orignal. Chose assurément folle chez un habitant de cette Province. De plus, ce documentaire souligne la place des femmes dans la société Tahltan. Bloquant une route pour empêcher une mine de s’implanter sur leur territoire, mais aussi créant des souliers de génération en génération, elles sont fortes et se montrent respectueuses de leur histoire. La prise de parole de chaque intervenant est un instant d’émotion. Exemple : un fils demande à son père de lui parler le dialecte des Tahltan pour qu’il l’enregistre. Tout ceci afin de préserver cette langue vouée à disparaître. La relation de la population à son environnement prend alors sa pleine dimension, émouvante et contemplative.

Un mineur de Colombie Britanique contemple le ciel canadien (Crédit : Canada Wild)

Un mineur de Colombie Britanique contemple le ciel canadien (Crédit : Canada Wild)

Non partisan, Koneline (traduction en Tahltan de notre belle terre, titre du film) se contente d’observer – et non de politiser – tout en étant témoin d’une certaine époque où la beauté de la nature et des traditions n’est pas – et ne risque pas d’être – détruite par les grandes industries pétrolière qui ont déjà entrepris des travaux dans les provinces de l’Alberta ou de Saskatchewan par exemple.

Koneline permet d’explorer les multiples paysages du Nord canadien (Crédit : Canada Wild)

Koneline permet d’explorer les multiples paysages du Nord canadien (Crédit : Canada Wild)

De plus, un point qui mérite d’être souligné est la bande originale du film. Composée par 4 musiciens, elle nous plonge avec des rythmes tantôt doux, tantôt rudes dans une ambiance qui, conjuguée aux images, nous plonge au cœur des grands espaces.

Cette année le FIPA propose une sélection spéciale Canada. Une chose est certaine, l’esprit du Grand Nord fort et libre est bien présent. Cher Canada, ton histoire est une belle épopée. Que la terre de tes aïeux soit éternellement protégée.

Thomas Woloch

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