80 migrants de la « Jungle » de Calais intégrés à l’université de Lille

Quatre-vingts ex-réfugiés de la « Jungle » de Calais ont été recrutés par l’université de Lille. Ils y apprennent le français afin de rejoindre un cursus universitaire.

Ils sont Soudanais, Érythréens ou encore Pakistanais. Ils exerçaient des professions comme vétérinaire, avocat ou médecin. Ces migrants sont aujourd’hui intégrés à l’Université de Lille, et ce depuis novembre 2016. Ils étaient plus de deux cents à avoir présenté un dossier composé d’un CV et d’une lettre de motivation. Au final, quatre-vingts d’entre eux ont été sélectionnés pour suivre un cursus au sein de l’université de Lille. Dans un premier temps, ils apprennent la langue française à travers des cours de dictée, de compréhension orale, de lecture et d’exercices de prononciation.

Parmi les critères de sélection : avoir déjà été étudiant dans son pays d’origine, nourrir un projet professionnel correspondant aux formations proposées par l’université et avoir une volonté de s’installer sur le territoire et donc de renoncer à l’Angleterre. D’ici septembre 2017, ces anciens pensionnaires de la « Jungle » de Calais pourront intégrer des cursus afin de réapprendre leurs métiers « à la française ».

Prêts à tout reprendre à zéro, les réfugiés sont logés et nourris dans les cités universitaires de la ville. A la façon d’un programme Erasmus, ils sont également soutenus par des étudiants bénévoles. Leur cursus se déroule sur le campus de Lille III à Villeneuve d’Ascq, et l’Université considère cette intégration comme un réel apport de richesse à la structure.

S’ils n’ont pas acquis le niveau de langue suffisant, ces étudiants devront redoubler leur première année d’apprentissage. Heureusement, les ateliers de conversation avec les étudiants bénévoles permettent une intégration, et une progression très rapide.

Céleste Olivier

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