Des associations environnementales accusent la BNP Paribas de financer le gaz de schiste

Dans un rapport publié le 1er mars, l’association les Amis de la Terre accuse la banque BNP Paribas de financer un terminal d’exportation de gaz de schiste. Un projet qui pourrait avoir de lourdes conséquences dont une pollution mortelle pour la population locale.

L’association environnementale les Amis de la Terre, en collaboration avec Rainforest Action Network et Save RGV from LNG (Save Rio Grande Valley from liquefied natural gaz), a publié le 1er mars un rapport qui accuse la banque française BNP Paribas de financer un terminal d’exportation de gaz de schiste dans la vallée du Rio Grande au Texas. Ce projet est dénoncé par l’association car il est en contradiction avec la volonté affichée de la banque de s’engager pour les énergies renouvelables et la lutte contre le réchauffement climatique. Suite à la publication du rapport, la BNP Paribas avait confié au journal Le Monde « prendre en compte les informations » dans sa « réflexion sur le financement des énergies non conventionnelles ». Contactée à deux reprises par Buzzles pour réagir au rapport, la banque n’a pas donné suite.

Lucie Pinson, du service « acteurs financiers privés » des Amis de la Terre, a répondu à nos questions :

Quel est le coût de la réalisation de ce projet ?

Les conséquences sanitaires redoutées sont considérables, qu’est-ce-que les habitants à proximité risquent précisément ?

La BNP fait pourtant des efforts, elle n’investit plus dans le charbon, ce n’est visiblement pas suffisant pour vous ?

L’exploitation du gaz de schiste est interdite en France depuis 2011, mais le sujet revient souvent sur le devant de la scène. La France dispose avec la Pologne d’une des plus grosses réserves de gaz de schiste en Europe. En 2012, l’ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait évoqué l’idée de relancer l’exploitation avec des méthodes moins polluantes, il avait tout de suite été contredit par la ministre de l’Ecologie de l’époque, Delphine Batho. En 2016, Ségolène Royal avait même annoncé vouloir interdire l’importation du gaz de schiste.

Paul Reynard, porte-parole du collectif 07 Stop aux gaz de schiste nous explique pourquoi selon lui il faut continuer de lutter contre l’exploitation du gaz de schiste.

 

Arsène Chapuis 

 Harold Girard

 

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