Le Microscope #1 : LE ROI EST MORT VIVE ENCORE LE ROI ?

Dans Microscope, nous nous intéressons à la politique, mais autrement. Nous rencontrons les acteurs politiques des partis souvent oubliés par la couverture médiatique habituelle. Nous vous livrons leurs idées, leurs projets, leurs perspectives. Pour ce premier numéro, nous sommes allés à la rencontre de Robert de Prévoisin, candidat de l’Alliance royale.

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Logo du projet Le Microscope, la politique autrement. (Crédit : Lucas Philippe)

La mode est à l’antisystème, de nombreux candidats à la présidentielle fondent leur discours là-dessus : Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon entre autres. Mais l’invité d’aujourd’hui va encore plus loin que le rejet du système actuel. Il va jusqu’à rejeter la république elle-même.

Nous nous sommes entretenus aujourd’hui avec Robert de Prévoisin, candidat de l’alliance royale. Il expose ses ambitions royalistes pour ces présidentielles.

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Robert de Prévoisin, le royaliste lochois dans la bataille. (Crédit : http://www.lanouvellerepublique.fr)

 

Le rejet de la République

Selon lui, voilà quarante ans que la France est envoyée « contre un mur ». Robert de Prévoisin estime que l’alternance actuelle des gouvernements est inutile et qu’il faut une véritable alternative. Pour lui, on assiste à une destruction du sentiment d’être français. Il prône le principe monarchique, qui permet d’après lui d’unir les Français autour d’une cause commune : « la France ».

Alliance royale

L’alliance Royale est une formation politique royaliste fondée en 2001, qui vise à l’instauration d’une monarchie en France. (Crédit : http://www.jeunes-royalistes.fr)

 

Ne pas être plus royaliste que le roi

Il faut savoir que monsieur de Prévoisin ne se présente pas pour devenir roi de France, mais pour instaurer la monarchie. Une fois sa potentielle élection acquise, il appellera alors les descendants d’Hugues Capet à gouverner. Ils seraient 110 à pouvoir potentiellement reprendre le trône de France. Parmi ces nombreux descendants au sang royal, le candidat les laisse libres de choisir entre eux celui qui s’estime le plus apte à gouverner.

Quelles mesures phares ?

Un tel bouleversement s’accompagnerait évidemment de changements majeurs dans notre quotidien. En premier lieu le drapeau tricolore, symbole de la révolution, serait supprimé. La traditionnelle fleur de lys des capétiens prendrait la relève.

Concernant l’école, le programme de Robert de Prévoisin est clair. Les royalistes regrettent que de nos jours les parents ne prennent pas plus d’importance dans l’éducation de leurs enfants. Les écoles seraient donc classées par religion et les parents choisiraient l’établissement le plus adapté à leurs croyances. Cependant, le candidat royaliste précise que des écoles laïques existeront toujours pour les parents les plus défavorisés.

La difficile quête des 500 signatures

L’alliance royale peut être considérée comme un micro-parti, même si le nombre d’adhérents est compliqué à estimer car Robert de Prévoisin refuse de le divulguer. Il est difficile pour un micro-parti d’obtenir les parrainages nécessaires à une candidature pour les présidentielles. L’encartement des élus est le principal problème pour l’alliance royale. En effet, les élus ne peuvent pas se permettre de donner leurs parrainages à un royaliste sous peine de perdre le soutien financier de leurs partis. Cependant, l’alliance royale se veut en dehors de l’échiquier politique habituel. L’appel du pied envoyé par Jean-Marie le Pen aux royalistes lors du traditionnel 1er mai n’a donc pas eu d’écho au sein de ce parti.

L’avis de la rue

Un capétien au pouvoir en 2017 ? Les avis concernant l’éventuel retour d’un roi ont été très variés.

Lucas Beulin

Elisa Montagnat

Parissa Javanshir

Xavier Bertrand

Lucas Philippe

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