[Interview] Wil Aime, l’enfant prodige de l’internet

Son visage vous dit sûrement quelque chose, Wil Aime est une star sur les réseaux sociaux. Sa vidéo a fait le tour des fils d’actualité Facebook. Buzzles l’a rencontré.

Salut Wil Aime, peux-tu te présenter ?

Bonjour je m’appelle Wilhem, j’ai 22 ans. Je suis étudiant le jour et je fais des vidéos la nuit.

Tu as commencé en tant que Viner, pourquoi avoir choisi cette plate-forme ?

C’était simple, efficace, court. Une punchline suffisait. C’était amusant et il y avait peu de monde dessus. C’était une petite communauté très cool.

L’application te manque ?

Non pas vraiment. Je pense que c’était voué à se terminer ; parce que 6 secondes c’est très réduit. Moi, je suis passé à autre chose.

Comment réalises-tu tes vidéos ?

J’écris ce qui me vient à l’esprit. Je ne me mets pas vraiment de contraintes. J’écris quand je veux et où je veux. En ce qui concerne le sujet, il traite souvent de ce que je vis. Je n’invente pas des choses, je ne pourrais pas les maîtriser. J’écris ce que je vis : sur les amis, la famille, les filles, etc…

Quelles sont tes inspirations?

Je m’inspire d’absolument tout. Tout m’inspire. Toutes les choses artistiques : la musique, le cinéma, la peinture, les livres aussi. Il y a aussi les situations que je vis, que mes amis vivent. Et l’actualité aussi.

A chaque vidéo publiée, tu crées un véritable raz-de-marée en ligne. Ce succès a-t-il changé ta vie de tous les jours ?

Non pas vraiment, ma vie reste la même, sauf que maintenant, il y a plus d’opportunités qui s’offrent à moi. Mon état d’esprit est toujours le même. Là par exemple, ma chambre est en bordel, il faut que je la range… Maintenant, vu que j’essaie de me dépasser dans ma réalisation de mini-métrages, je suis plus attentif à ce qui m’arrive.

Serais-tu prêt à quitter Internet pour le cinéma ou la télévision ?

La télévision, ce n’est pas quelque chose qui m’attire. Je pense un peu comme tous les jeunes de mon âge et je regarde pas trop la télévision. Le cinéma m’intéresse un peu plus mais après je pense à des plates-formes alternatives comme Netflix. En tout cas, la liberté du net me plaît. Mais si on m’offre une liberté dans un autre domaine, je pourrais y songer.

Tu as déjà reçu des propositions de cinéma ?

Ouais ! Mais je ne saute pas sur n’importe quoi. Grâce à mes études, je garde la tête froide. Cela reste une passion. Je peux me permettre d’être perfectionniste et de ne pas foncer sous prétexte que c’est bien payé ou que cela va m’apporter de la visibilité. Ça ne m’intéresse pas trop. Mais peut-être que j’en ai accepté, je ne spoile pas…

Ce qui frappe quand on regarde tes vidéos, c’est la qualité de la mise en scène et du scénario. Comment as-tu appris à faire cela?

En commençant mes vidéos, je ne savais pas faire du montage. Je dis souvent : « Chaque détail compte ». Et c’est le cas ! C’est en peaufinant chaque détail que je me suis amélioré. Beaucoup pensent que j’ai fait des études de cinéma mais non, j’ai tout appris sur le tas. Je suis autodidacte, je n’ai jamais ouvert de livre. On m’a déjà proposé d’intégrer une école de cinéma presque gratuitement mais cela ne m’intéresse pas. Quand j’aurai fait le tour de toutes les capacités que je peux acquérir sans apprendre, peut-être que là, j’ouvrirai un livre.

 

Propos recueillis par Céleste Olivier et Mohamed Benmaazouz

 

 

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