Chroniques musicales : Jazz à Juan #1/2

Alors que la 57ème édition du festival « Jazz à Juan » prend place à La Pinède à Juan Le Pins du 15 au 23 juillet, Buzzles vous propose de revenir sur les moments forts de la saga musicale estivale tout au long du festival.

Tout pour la musique. C’est de cette manière que l’on peut résumer l’état d’esprit du festival de Jazz à Juan qui se tient à la Pinède Gould. Depuis le début du festival ce 15 juillet, tout le monde respire musique dans la ville. En même temps, impossible de l’éviter. Des affiches présentent dans annoncent la couleur. Si on se balade près de la Pinède, on peut assister gratuitement aux concerts du Jazz Off où des artistes entonnent des airs de jazz pour tous les mélomanes curieux. Le festival a commencé le 15 juillet avec le groupe Eli Degibri Quartet où l’un des meilleurs saxophonistes de notre temps à pu faire face au public. Il a été suivi du Ludovic Beier Trio accompagné de Gauthier Roubichou et les Faiseurs de Son. La soirée s’est conclue en beauté par un vent de fraîcheur avec du jazz français joué par French Quarter.

Le lendemain a été marqué par un grand moment de musique. La salle chauffée par la voix rock de Johnny Gallagher and the Boxtie Band, pour ensuite faire place au Trio Ponty-Lagrène-Eastwood qui sans aucune voix, et avec la force de leurs instruments, ont su capturer le public. La véritable attraction de la soirée était la légende vivante Buddy Guy. Considéré comme « le meilleur guitariste de tous les temps » par Eric Clapton, il a enflammé la Pinède. Jouant de la guitare de dos, avec les dents, avec son derrière, avec une serviette, il a prouvé être l’un des meilleurs musiciens de son temps. Sans compter sur son imprévisibilité, Buddy Guy a décidé de se balader à travers les premiers rangs de public, guitare en main. Le public était en transe jusqu’à former des attroupements devant la scène alors que Buddy Guy offrait ses mediator.

Les trois suivants ont eu aussi leur lot de légendes. L’auteur, compositeur, interprète Luke Elliot a envoûté le public à travers sa voix crépusculaire rappelant un Jeff Buckley plus jazzy. Deux grands noms ont côtoyés la scène en même temps : le bluesman Taj Mahal et le guitariste Keb’Mo. Un spectacle dans un style contemporain qui a su croiser soul et folk. Mais le nom qui était dans toutes les bouches c’était Tom Jones. L’incroyable showman a offert un spectacle inoubliable. Il a repris ses tubes les plus connus tels It’s Not Unsusual ou  What’s News Pussycat  amenant le public à entonner avec lui. Il a également repris des classiques comme Soul of a man de Blind Willie Johnson et You can leave your hat on de Joe Coocker.  

Le mardi soir le Wayne Shorter Quartet et le Brandford Marsalis Quartet en compagnie de Kurt Elling se sont fait remarquer sur La Pinède. Le lendemain c’était au tour de de la figure soul et pop Macy Gray et du jazzman Gregory Porter, déjà habitué du Jazz à Juan pour avoir partagé la scène avec Stevie Wonder en 2014, d’enflammer le public juanais.

Roberto Garçon

 

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