« La réalité sur l’Afrique est occultée et les gens ne sont pas assez sensibilisés »

Dimanche 1er octobre, à l’occasion de la journée culturelle sur l’Afrique Subsaharienne, le pôle culturel de Villeneuve-Loubet a accueilli plus de 49 associations venues faire part de l’objet de leurs activités.

A Villeneuve-Loubet, le pôle culturel bruisse d’une atmosphère chaleureuse et conviviale. Chants, danses, spécialités culinaires, conférences, cinématographie et associations, un véritable voyage instructif vers l’Afrique francophone s’accomplit.

A l’entrée de la salle, Christophe et Elisabeth Grolleau se tiennent devant leur stand, accueillants et souriants. Ils sont responsables de l’association Ligmwaarè. Ce couple d’anciens cadres pharmaceutiques  a décidé de vendre sa pharmacie à Nice pour se consacrer au bénévolat. Leur mission : « réorganiser les dispensaires particulièrement au niveau pharmaceutique pour permettre aux plus  pauvres d’avoir un accès aux soins les plus basiques ». Aux yeux de ce couple qui a décidé de tout abandonner pour l’humanitaire, le bénévolat est une solution pour lutter dans les pays fragilisés par la pauvreté et la corruption.

Dans un pays où la corruption est très présente, l’association Ligmwaarè veut changer les mentalités en facilitant l’accès aux soins. Mais pour Christophe et Elisabeth, la réalité dans ces pays-là semble sous-représentée.

En Afrique subsaharienne, où chacun se bat encore pour son pain quotidien, si l’aide y parvient encore, c’est souvent grâce à ces associations qui se rendent sur place et initient des projets avec des locaux. Plus qu’un simple financement, les associations accompagnent également le projet.

A quelques pas de l’entrée, l’association La Mâtine est venue présenter ses objectifs : par la scolarisation, aider les familles démunies et l’enfance meurtrie en Afrique de l’Ouest et au Burkina Faso. Pour œuvrer, cette petite association génère des dons grâce à ses adhérents. A travers cette journée culturelle, Nicole Schmeltz, présidente de l’association, souhaite toucher le plus de monde possible. « Aujourd’hui notre association ne marche que par le bouche-à-oreille et notre nombre de donateurs est limité ».

Sensibiliser, ce mot fait presque écho dans toute la salle. Une volonté perpétuelle d’attirer, intéresser et faire réagir le monde et pour l’association la Mâtine, le combat est rude.

Si en France la difficulté est une question de sensibilisation, au Burkina Faso, le choc des mentalités est bien présent.

 

Hafça El Moussaoui

 

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