Le Bitcoin, la nouvelle mine d’or ?

Cryptomonnaies, Bitcoin, des termes qui reviennent de plus en plus souvent dans les médias et surtout sur Internet. Ces nouvelles monnaies se développent uniquement en ligne, c’est leur principe même. De nouvelles monnaies basées sur une chose simple : la décentralisation. La base de données des transactions d’une monnaie n’est pas détenue par une entité régulatrice (banque, Etat, etc) mais par l’ensemble des utilisateurs de la monnaie en question. Ce sont des devises indépendantes.

Le Bitcoin a dépassé les 15000 dollars le 7 décembre, cap historique pour les cryptomonnaies.

Le Bitcoin et le système de blockchain

Le Bitcoin (BTC) est la cryptomonnaie la plus connue, la plus chère (son prix avoisine les 15300 $ actuellement) mais aussi la plus répandue – le Bitcoin représente à lui seul près de 62 % de la valeur totale du marché des cryptomonnaies. Lancé le 3 janvier 2009 par une personne sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, le Bitcoin avait une valeur très faible : il valait 0,001 $ le 5 octobre 2009 (~0,00071€ à l’époque). Sa valeur a donc été multiplié par plus de 15 000 000 environ en 8 ans. On ne sait pas qui est Satoshi Nakamoto, si c’est une personne ou plusieurs, un homme ou une femme, s’il est Japonais, Américain, Français ou Chinois. Son pseudonyme laisse supposer que c’est un homme japonais.

Le Bitcoin a également introduit le système de blockchain, technologie au cœur du fonctionnement de la monnaie. Cette blockchain est, comme son nom l’indique, une chaine de blocs, chaque bloc étant une base de données. Les utilisateurs du Bitcoin peuvent posséder et accéder à la base de données recensant toutes les transactions effectuées avec cette monnaie depuis sa création. Lors d’une transaction, une ligne est automatiquement rajoutée à la base de données de l’émetteur. Cette base de données est ensuite transmise à la blockchain après que l’ordinateur a effectué des calculs mathématiques aléatoires de sécurité. La version actualisée de cette base de données est donc un nouveau bloc dans la blockchain, le dernier en date, qui sera transmis aux autres utilisateurs. Cela donne un système monétaire entièrement en ligne (contrairement à nos monnaies « classiques », qui elles ne sont virtuelles qu’à 90% environ), et totalement décentralisé.

Le logo est affiché par les magasins acceptant les payements en Bitcoin.

Quelles utilisations pour ces nouvelles monnaies ?

Le marché des cryptomonnaies est encore très jeune. Il est pour le moment basé sur du trading en ligne. Cepdendant, le but de chaque cryptomonnaie est d’être utilisée. Par exemple, l’Ethereum (ETH), une monnaie également basée sur une blockchain concurrente du Bitcoin, a pour but d’être utilisée pour des transactions générées par des smart contracts – systèmes numérique d’automatisation des contrats qui peuvent être utilisés notamment dans le cadre de services courts et instantanés, comme dans le milieu des taxis par exemple.

Certains magasins à travers le monde commencent à accepter le paiement en Bitcoin ; ils affichent alors un logo signifiant qu’ils acceptent la monnaie. Cette dernière ayant atteint une grosse valeur, une nouvelle unité a été inventée afin de pouvoir diviser le Bitcoin de manière claire et universelle. Cette unité s’appelle le satoshi, en l’honneur du créateur du Bitcoin Satoshi Nakamoto, et elle équivaut à 1*10-8 BTC (0,00000001 BTC).

Le Bitcoin est également considéré par certains optimistes comme un potentiel substitut de l’or. Le métal jaune est de moins en moins considéré comme un modèle de stabilité, tandis que le Bitcoin a montré qu’il savait se remettre de krachs monumentaux. Il avait perdu 40% de sa valeur en deux semaines, après que la Chine a banni de nombreuses cryptomonnaies dont le Bitcoin début septembre. Le Bitcoin est également disponible en quantité limitée, comme toutes les monnaies dites « classiques ». Le système Bitcoin est fait pour supporter 21 millions de BTC au maximum. On estime aujourd’hui à plus de 16,7 millions de Bitcoin en circulation, soit environ 250 milliards de dollars.

Quentin Corcelle

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