« C’est un spectacle qui aura marqué ma vie »

A l’occasion des RCC, Antoine Duléry nous refait son cinéma, un spectacle dans lequel le commissaire Larosière des Petits Meurtres d’Agatha Christie imite les acteurs qui l’inspirent. L’acteur a joué son spectacle mercredi 22 novembre, au théâtre Croisette.

Antoine Duléry : « Ce n’est ni du théâtre, ni du cinéma, ni du stand-up… c’est un mélange de tout ça. » / Crédits : Patrick Gaillardin

Après le cinéma, le théâtre et la télévision, pourquoi avoir attendu plus de 30 ans avant de vous lancer seul sur scène ?

J’ai beaucoup tourné et joué au théâtre. Je ne voulais pas confondre le métier d’imitateur et acteur. Imiter ce n’est pas jouer, c’est autre chose. Mais je me suis dit au bout d’un moment qu’il fallait que je fasse ce spectacle car sinon j’allais en crever. Muriel Robin, François Berléand, Jean Dujardin m’ont dit : « Maintenant qu’on te connaît comme acteur, il faut que tu fasses quelque chose de tes imitations, c’est trop bête de le faire entre amis. » Alors j’ai réfléchi sans savoir trop comment m’y prendre. J’ai arrêté la série Les Petits Meurtres d’Agatha Christie sur France 3 et je me suis consacré à mon spectacle. J’ai écrit 70 pages.

Pourquoi avoir choisi de faire un spectacle d’imitation autour de monstres sacrés ?

Je n’imite que des gens que j’aime et que j’admire. Chesnais, Prévost… personne ne les imite. J’aime imiter mes pairs puis, évidemment, les monstres sacrés comme Belmondo. Et on va très loin dans le temps puisque j’imite aussi Louis Jouvet. Je me suis dit qu’on allait faire un truc qui me ressemble, à la fois anachronique, surréaliste, drôle et surtout avec de l’émotion. C’est un spectacle assez original car ce n’est ni du théâtre, ni du cinéma, ni du stand-up… c’est un mélange de tout ça.

Quels retours avez-vous des acteurs que vous imitez ?

Ils aiment beaucoup. Ils sont pratiquement tous venus à part Lucchini qui est très pris. Pourtant c’est le premier à qui j’en ai parlé. Peut-être que ça le fait chier que je l’imite dans le spectacle (rire). Claude Lelouch, Prévost, Chesnais, Dujardin sont venus. Belmondo est venu quatre fois. Les autres ne sont plus de ce monde donc c’est plus compliqué !

Prévoyez-vous des modifications dans votre spectacle ?

On verra si je le reprends une quatrième fois, pour l’instant c’est vrai qu’il roule très bien comme ça, il ne faut pas rajouter pour rajouter. J’ai ajouté un Marlon Brando et puis un Roger Hanin, j’ai prolongé un Sarkozy qui dit des répliques de Bertrand Blier, donc je ne vous raconte pas le mélange ! Le spectacle marche très fort depuis presque quatre ans que je le joue, les gens sont debout à la fin. J’ai fait cent dates de tournée, c’était plein partout, c’est vraiment un truc qui aura marqué ma vie.

Des projets futurs ?

Je vais tourner dans Edmond, le film d’Alexis Michalik, d’après sa pièce. J’ai aussi un projet de film qui, j’espère, va se faire avec Jean-Paul Belmondo et mon réalisateur fétiche, Fabien Onteniente, qui a fait les trois Camping. Puis, j’ai un projet d’écriture d’un film avec un très grand scénariste : Guillaume Laurant. C’est un film que je vais écrire avec lui, que je vais réaliser et dans lequel je vais jouer. Au milieu de tout ça évidemment je continue le spectacle.

Marvin Guglielminetti

Elise Pontoizeau

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