Parcoursup : Le renouveau de l’orientation post-bac

Parcoursup a été lancé officiellement ce lundi 15 janvier. Après les polémiques répétées autour de la plateforme d’orientation post-bac APB, le gouvernement a pris la décision en septembre de créer ce nouveau site. Il serait plus facile d’utilisation et adapté aux attentes des élèves et des professeurs.

Il est 11 heures, c’est le grand départ pour Parcoursup. Le nouveau portail de l’orientation post-bac apporte son lot de changements avec comme mot d’ordre, plus d’accompagnement pour les étudiants.

Des mesures pour un projet personnalisé

Les modifications par rapport à APB ne manquent pas pour le nouveau venu Parcoursup. Selon Catherine Krioukow, psychologue de l’Education nationale au lycée Carnot de Cannes, ce nouveau support sera « plus juste » avec notamment « la suppression définitive des tirages au sort », qui avait tant fait parler et créé de multiples polémiques l’été dernier.

Une des grandes innovations sera la création d’une « fiche Avenir » pour chacun des élèves de terminale dès le premier trimestre. Celle-ci « permettra un suivi plus régulier des élèves » selon Damien Barthélémy, professeur de terminale et en BTS audiovisuel au lycée Carnot. La réduction de nombre de vœux permettra à l’élève d’être plus focalisé sur les choix qu’il aura à effectuer et évitera le remplissage.

« Cela pourrait faire peur »

Un projet plus personnalisé certes, mais aussi mieux encadré. Jusqu’ici les étudiants étaient livrés à eux-mêmes face à la plateforme APB et pouvaient s’inscrire dans les formations de leur choix. « L’aide envers les étudiants était insuffisante, alors que maintenant on s’attend à un suivi plus constructif », comme le souligne Damien Barthélémy. Avec la nouvelle formule et la fiche Avenir, c’est tout un travail autour du projet qui est réalisé en amont et qui ne laisse plus la place au doute au moment du choix des formations post-bac. Les professeurs se voient, par exemple, l’autorisation de refuser un vœu à un élève et cela « pourrait faire peur » selon Mme Krioukow. Pour éviter cette situation, les élèves sont dans l’obligation de construire un projet motivé, en concordance avec leur profil et surtout avec leur niveau scolaire. Cela aura une importance bien plus forte avec la disparition des aléas comme le tirage au sort.

Khémiss ANTONY

Raphaël REDON