[FIPA] Parole contre Parole, le combat après un viol

Le film « Parole contre Parole » est diffusé à l’occasion de la 31ème édition du FIPA. Sorti en 2016, il raconte le viol d’une jeune femme et la vie de celle-ci après ce drame. Le film concourt dans la sélection du meilleur film.

À l’heure où les affaires d’agressions sexuelles bouleversent le monde cinématographique et font les gros titres des médias, « Parole contre Parole » de Didier Bivel raconte la terrible tragédie dont sont victimes environ 75 000 femmes en France par an.

Porté par une Elsa Lunghini très juste dans le rôle d’une femme violée, ce drame policier vous glace et livre quelques critiques bien senties notamment à l’encontre du laxisme de la justice française, et du chantage qui peut exister quand des hommes d’affaires sont accusés de crimes. Entre corruption et intimidation, la victime devient accusée.

Le sujet principal abordé par le film reste celui lié aux conséquences qu’engendre un viol. Le combat des victimes se poursuit au quotidien, mais il serait plus difficile sans l’aide d’associations ou de simples personnes. Dans « Parole contre Parole », c’est Patrick Ridremont qui tient ce rôle à travers le personnage d’un inspecteur de police. Un inspecteur dont les sentiments et l’histoire vont être dévoilés tout au long du film.

Le renfermement sur soi et l’éloignement de ses proches sont deux des syndromes courants qui suivent un viol. Ceux-ci peuvent s’aggraver et mener la victime jusqu’à une dépression, parfois jusqu’au drame : un suicide ou un meurtre. Grâce à ce récit, Didier Bivel veut faire passer un message simple, c’est seulement en affrontant ses démons que la victime d’un viol pourra redécouvrir la lumière et la joie de vivre…

Loris Biondi