[Mouans-Sartoux] La vie des petits éditeurs dans l’ombre des grands

La maison d’édition Unes est spécialisée dans la poésie. (Photo Adrian Rémy)

Gallimard, Albin Michel, Editions du Seuil, Bayard, Hatier… Ces maisons d’édition sont connues de la plupart des festivaliers. A Mouans-Sartoux, il n’y a pas que ces locomotives. En tout, 170 éditeurs sont présents. Enormément de petites structures sont invitées pour présenter leurs auteurs et leurs ouvrages. Des maisons régionales, ou parfois spécialisées, dans la musique, la poésie, la littérature coréenne ou même les séries de science-fiction. Il y en a donc pour tous les goûts. Mais la vie au festival n’est pas toujours facile pour ces petits établissements. Jean-Michel Humeau, des éditions La chambre d’échos, peu connue du grand public, apprécie la visibilité apportée par ce type de salon et vient d’ailleurs à Mouans-Sartoux depuis six ans. Cependant, il n’arrive pas à vendre beaucoup d’ouvrages pendant le week-end et trouve parfois le temps un peu long. Il faut rester sur le stand toute la journée même quand l’allée est déserte…

« On attire le client avec un nom »

Pour certains de ces éditeurs, la stratégie est d’attirer le client avec un ou deux auteurs renommés pour ensuite faire découvrir le reste du catalogue. C’est le cas des éditions Unes, établissement niçois spécialisé dans la poésie. Laura Navarro, membre de l’équipe de Unes, explique que “quand le client arrive, on essaye de l’aiguiller vers des ouvrages qui pourraient lui plaire par rapport à ceux qu’il connaissait déjà”. Par exemple vers Fernando Pessoa, auteur phare de son catalogue, ou encore Flora Bonfanti.
A Mouans-Sartoux, on peut rencontrer des monstres de l’édition mais aussi découvrir des talents cachés.

Ulysse Goldman