Remaniement : quels changements au gouvernement ?

L’Elysée a annoncé le mardi 16 octobre dans un communiqué les membres du nouveau gouvernement d’Edouard Philippe

Il se faisait attendre depuis le départ éclatant de Gérard Collomb de son poste de ministre de l’Intérieur, qui avait annoncé son retrait du gouvernement le 18 septembre, préférant concentrer son avenir politique à la mairie de Lyon. Le remaniement a enfin été annoncé par l’Elysée le mardi 16 octobre. Le nouveau gouvernement sera désormais composé de 35 ministres, soit trois de plus qu’avant la réorganisation des membres de l’exécutif. Emmanuel Macron semble s’éloigner de sa promesse de campagne d’une équipe « resserré » à la tête du pays.

Changement notable, Christophe Castaner, un des ténors du parti et proche du Président de la République est nommé ministre de l’Intérieur, à la place de Gérard Collomb. Il était jusqu’alors secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, poste laissé à Marc Fresneau. Il sera appuyé par Laurent Nuñez, chef de la Direction général de la sécurité intérieur depuis 2017, désigné comme secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur.

Des départs et des arrivées

Quatre départs au total pour le nouveau gouvernement. Ceux de figures connues, comme Françoise Nyssen, ministre de la Culture cédant sa plage à Franck Riester, député du mouvement Agir. Mais aussi celui de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, laissant son siège à Didier Guillaume. Et ce, malgré les critiques sur ce dernier liées à sa complicité aux lobby et son vote contre l’interdiction du glyphosate alors qu’il était sénateur. Deux autres figures moins populaires se voient aussi écartées du nouveau gouvernement : Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, et Jacques Mézard, ancien ministre de la Cohésion des territoires.

Le nouveau gouvernement voit aussi cinq nouveaux membres en plus des quatre cités précédemment. Christelle Dubos fait de son côté son entrée comme secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé. Agnès Pannier-Runacher devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances. Gabriel Attal rejoint avec le même poste le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse. Enfin, Emmanuelle Wargon, ancienne directrice des affaires et de la communication de Danone, devient ministre de la Transition écologique. Choix semblant paradoxal, car elle a notamment défendu la culture de l’huile de palme, un des principaux responsables de la déforestation, lors des Rencontres Economiques d’Aix-en-Provence pas plus tard qu’en juillet dernier.

Mathieu Obringer