Les commerçants cannois face aux grosses pluies

Trois ans après les inondations qui avaient ravagé de nombreux commerces et une multitude de particuliers, les cannois restent traumatisés par cet épisode. Lorsque de grosses pluies se font ressentir, la vigilance est de mise. 

Ces derniers jours, de forts épisodes de mauvais temps sont survenus à Cannes et dans la région. L’équivalent de 14 jours de pluie sont tombés en seulement deux jours. De quoi rappeler aux cannois de mauvais souvenirs. Les commerçants se mettent sur leur garde pour éviter de revivre la catastrophe de 2015. Laurence, du restaurant Amici de Cannes-la-Bocca, témoigne. « Bien sûr que l’on a peur, comme ça s’est produit il y a déjà trois ans, à chaque fois qu’il y a des grosses pluies maintenant on a un peu la crainte que le même scénario se reproduise. », explique-t-elle. Laurence et son mari font partie des nombreux sinistrés des dernières innondations .« On a perdu nos deux véhicules le même soir. Vu que l’eau est montée jusqu’à la moitié de la rue, on a eu de la chance de ne pas avoir été impacté au restaurant. »

Aucun dispositif mis en place

Malgré les risques, les commerçants restent optimistes et ne mettent pas en place de dispositif particulier. Laurence explique : « On n’a pas de dispositifs spéciaux mais on est plus vigilants dès qu’il y a des grosses pluies. On essaie de ne pas garer les voitures au même endroit que la dernière fois. Mais il n’y a pas grand-chose que l’on puisse faire de toute façon. On est là, et il faut juste patienter quoi. » Une sorte de résignation face à la catastrophe naturelle. Une vendeuse de pharmacie ajoute : « La boutique a été sinistrée il y a trois ans donc dès qu’il pleut on repense à ce qu’il s’est passé. Mais nous ne prenons pas de précautions particulières. » 

Mais face aux dégâts potentiels , certains sont déjà prêts à agir. C’est le cas de Philippe, propriétaire du restaurant Bocca Croq qui se souvient. « Il y a trois ans quand il y a eu les inondations, il a fallu aller dans les garages. J’y suis allé jusqu’à 2h du matin. On avait de l’eau jusqu’au cou. Quand il faut aider les gens, il ne faut pas avoir peur. » Une situation qu’il ne voudrait pas voir se reproduire. Cependant, il ne se fait pas de soucis pour son commerce « Dans la restauration il y a des lois, l’électricité est à 1m50 de hauteur minimum donc le risque est de zéro. », explique-t-il. Un risque zéro pourtant impossible à garantir dans ce genre de situation.

Marjolaine BAUD-LAIGNIER 

Léna COUFFIN