janvier 30

Les centres d’accueil niçois, refuges contre le froid

Les centres d’accueil pour les personnes sans domiciles stables redoublent d’effort dans cette période hivernale

Le centre d’accueil de jour de Nice ©youtube

Rue du XVème Corps, une petite file de personne s’est formée devant le centre d’accueil de jour. Des hommes, des femmes, tous plus ou moins jeunes, tous différents.  La plupart viennent ici pour fuir le froid et l’instabilité : « C’est une plateforme à destination d’un public sans domicile stable » précise M.Gonella, adjoint au directeur de l’inclusion sociale et de l’accès aux droits. Tout le monde s’organise pour fournir aux usagers une vie décente : « Nous avons un accueil de jour qui délivre des prestations de premières nécessités. Se laver, laver leur linge, prendre un repas, prendre un repas chaud ou s’entretenir avec un travailleur social, font partis des prestations que nous proposons » détaille le directeur adjoint.

Des usagers aux profils différents

La métropole de Nice a récemment augmenté le nombre de structures d’accueil, le plan grand froid étant passé au niveau 2. « En cas de vague de grand froid, la préfecture demande aux mairies d’ouvrir de nouvelles structures d’accueil. Sur la ville de Nice, on a un gymnase qui a spécialement été mis à disposition et qui peut accueillir plus de 200 personnes » explique Isabelle Henry, attachée de presse à la métropole. Les profils accueillis par ces centres d’hébergements demeurent diversifiés. Parmi un public majoritairement masculin, on retrouve des jeunes, des hommes très âgés, certains avec des problèmes de santé, d’autres des pathologies psychiatriques.

Un centre qui fait presque l’unanimité

Bertrand, usager du centre, fait état des conflits du quotidien : « Il y a souvent des tensions entre ethnies ». Il regrette également la lenteur des procédures administratives mais reconnaît « une bonne prise en charge et un traitement au cas par cas efficace ». Une cinquantaine de personnes travaillent quotidiennement sur place pour assurer le bon déroulement des procédures. Cependant, des riverains, habitant le quartier, dénoncent la saleté rue du XVème Corps. « C’est assez sale. Des usagers urinent et crachent devant le centre. Hier encore, je l’ai fait remarquer à l’un d’entre eux » raconte Simone. Elle concède néanmoins que « chaque homme doit avoir accès à une vie décente ».

Agathe Marty et Julien Raymond