Nessia : une nouvelle application pour trouver les sites religieux catholiques de la Côte d’Azur

Lancée en septembre dernier, cette plateforme est unique en France mais ne connaît pas l’essor espéré par le Diocèse de Nice.


Malgré l’enthousiasme du père Sangès, le succès attendu n’est pas au rendez-vous. Les touristes et les habitants délaissent toujours les sites religieux. JB

Cette innovation géolocalise les différents lieux de cultes catholiques à proximité pour faire découvrir ces sites aux touristes comme aux riverains. L’application s’ouvre sur une carte marquée de petits points colorés, qui correspondent à un lieu en particulier (cathédrale, église, chapelle, sanctuaire, etc). Elle propose aussi des parcours, qui amènent l’utilisateur à (re)découvrir ce patrimoine “oublié”. Créée par le père Sangès, responsable pastoral du tourisme, il souhaite attirer plus de visiteurs au sein des églises. Déterminé, il a fait le tour du diocèse de Nice et a effectué des recherches et une série de photos pour concrétiser son projet dont il est “très fier”. Les objectifs principaux sont de “booster le tourisme” et de “rendre l’Eglise plus moderne” selon lui.

Une initiative qui séduit

Fabrice, un chanteur de louanges, est très emballé par cette idée “excellente”. Pratique, elle lui permettrait de trouver plus facilement des églises où se produire. Nessia peut “ouvrir l’horizon des gens”. À l’église Notre Dame de l’Espérance, Dominique et Colette des Cannoises depuis 30 ans, trouvent “l’initiative très bonne”. Selon elles, il y aurait moins de jeunes pratiquants et l‘application permettrait “d’attirer les jeunes car ça fait partie du monde numérique auquel ils appartiennent.” Cette invention “ludique” intéresse des jeunes comme Juan Manuel, un jeune touriste Colombien. En visite à Cannes, il est conquis par cette avancée qu’il “aimerai[t] voir dans son pays”. Tout comme Marie, une Lyonnaise qui attend avec impatience l’arrivée de l’application dans sa ville.

Encore des difficultés à surmonter

Le père Sangès déplore le nombre de téléchargements qui s’élève “à peine à 1000”. Fabrice est séduit mais regrette le manque de visibilité de cette application. On ne trouve que quelques “petits bouts de papier qui ne suffisent pas” à l’entrée des églises et l’application se fait surtout connaître par “bouche à oreille”.
Pour remédier à cette impopularité, une campagne de publicité sera lancée cet été. Le dispositif va s’étendre prochainement à d’autres diocèses comme celui de Monaco, Lyon, Aix, Perpignan ou Carcassonne.

Jennifer Beghin
Lestieux Kimberley