Des lycéens inquiets face aux inscriptions sur Parcoursup


Étude réalisée du 11 au 12 janvier 2018, auprès de 2 447 élèves actuellement en classe de terminale au lycée par Diplomeo ”(source” : https://www.ludovia.com/2018/01/parcoursup-les-terminales-sont-ils-stresses-par-la-plateforme/”)”

Depuis fin janvier, les lycéens sont confrontés au nouveau dispositif de la plateforme Parcoursup. L’accent est mis sur le suivi des jeunes dans leurs choix et le processus d’affectation est accéléré pour les soulager d’une partie du stress.


Des jeunes qui appréhendent l’inscription à Parcoursup

À l’approche de cette période clé pour leur avenir, les élèves sont nombreux à se sentir anxieux surtout dans les lycées professionnels où ils ont le sentiment d’être défavorisés : « Les profs nous ont dit que les personnes dans des lycées normaux, privés ou pas, seraient prises avant nous, qu’elles auraient plus d’avantages que nous » explique Pauline Cornet, lycéenne en seconde aux Fauvettes.

En septembre 2018, autour de 10 000 lycéens se sont retrouvés sans affectation. Un chiffre qui reflète les failles de ce « système catastrophique avec un nombre trop important de vœux par élève » confie Nada, présidente à l’échelle régionale de l’UNL (Union Nationale Lycéenne). Elle critique aussi le fait que cette plateforme n’est pas représentative des capacités des élèves : « Une moyenne ça ne nous représente pas ».


Des jeunes désorientés mais soutenus par les enseignants

Face à l’inquiétude de ne pas intégrer une formation, les jeunes peuvent compter sur l’aide de leurs professeurs : « Je me sentais un petit peu perdue sur certains points, mais c’est vrai que ma prof principale m’a bien aidé pour m’y retrouver » explique Louane, 18 ans, élève au lycée Carnot à Cannes.

Une aide d’autant plus précieuse puisque les CIO (Centre d’information et d’orientation) risquent de disparaître. Nada déplore cette mesure car elle considère que les « enseignants les forment à l’avenir mais qu’ils ne disposent pas de connaissances suffisantes concernant l’orientation ».

Début décembre, les jeunes ont manifesté dans les rues pour montrer leur colère face à la plateforme impopulaire. Cette nouvelle version du dispositif est destinée à réduire le stress des lycéens et de leurs parents, mais ne semble que les inquiéter davantage.

DAZINIERAS Analena et LESTIEUX Kimberley