Le monde plongé dans une sixième crise biologique

La planète vient d’être plongée dans une sixième crise biologique. Cette dernière aurait débuté au cours du XXe siècle à l’ère industrielle et est devenu la plus meurtrière de tous les temps. La pollution, le réchauffement climatique et l’agriculture intensive seraient les principales causes de cette extinction de masse.

Les lions font désormais partie des espèces en voie d’extinction (source : AFP)

Huit fois plus rapide que les cinq précédentes, la sixième crise biologique est en train de bouleverser l’ensemble de l’écosystème dans le monde entier. Le taux d’extinction des espèces est estimé être 100 fois plus élevé que lors des précédentes extinctions massives.

Comme l’un des principaux responsables, on retrouve l’Homme, qui par ses avancées technologiques et son exploitation des terres, a impacté considérablement le mode de vie de la faune et la flore.

Selon une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences en juillet dernier, 75% des mammifères sont voués à disparaître au cours de ce siècle.

En 2016, la planète ne comptait que 35 000 lions africains, soit 43 % de moins qu’en 1993. Les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus. Celles de pangolins ont été décimées.

Disparition des écosystèmes et des habitats

Le taux actuel de disparition des espèces est le plus élevé jamais enregistré par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année, sur terre ou dans les océans.

On retrouve dans les forêts du monde entier, des milliers d’espèces vivant dans ces endroits. Avec la déforestation et l’usage de ces terres pour de l’agriculture intensive, l’Homme détruit petit à petit l’habitat de certaines espèces.

Même constat pour les océans, pollués depuis des années par les bateaux ou le plastique. Un 7e continent a vu le jour fin du XXe siècle dans le vortex du Pacifique Nord à cause des déchets plastiques. Sa superficie ferait 3 fois celui de la France, et ne cesserait de s’étendre chaque année.

Gwenaëlle Souyri