Les insectes sont voués à disparaître, et l’écosystème aussi

Les insectes devraient s’éteindre d’ici 2100 selon la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Parue fin janvier dernier, cette étude met en garde face à l’extinction massive de tous les insectes de la surface du globe qui se profile, mettant en danger la biodiversité entière.

Les rapports sont de plus en plus alarmants en ce qui concerne les insectes et leur extinction de masse. L’année 2100 serait la date butoir donnée par la revue scientifique mondiale Biological Conservation.

Les insectes représentent le plus grand pourcentage des animaux vivants sur Terre. Ils font partie des espèces qui disparaissent le plus rapidement depuis ces dernières années. De part leur fragilité et leur petite taille, ils sont les plus affectés par les atteintes à leur habitat ou la déforestation.

Selon le rapport, les lépidoptères (tous les types de papillons), les hyménoptères (abeilles, frelons, guêpes) et les coléoptères (coccinelles, scarabées, lucanes) seraient les plus sensibles à cette extinction, et seront les premiers à disparaître si rien n’est fait.

A la base de la chaîne alimentaire sur la planète, les insectes ont une place capitale dans l’écosystème. Leur disparition pourrait entraîner un bouleversement de la biodiversité actuelle.

Un effet domino

Les insectes sont essentiels au bon fonctionnement de notre écosystème. Chaque espèce joue un rôle dans la chaîne alimentaire.

Les mammifères, comme les oiseaux, se nourrissent principalement de ces invertébrés. Sans eux, la chaîne alimentaire est fragilisée et la survie de toutes les espèces est menacée.

D’autres insectes pollinisateurs comme les abeilles sont primordiaux pour l’agriculture. Les effets de la disparition de ces animaux s’étendraient à l’échelle de l’humanité.

Gwenaëlle Souyri
Aurore Coulon