Les jeunes indécis face à la réforme du permis

La réforme du permis a mis « les auto-écoles en colère », mais est-ce une bonne chose pour les apprentis conducteurs ? Dans l’auto-école du Cannet, les avis sont mitigés. 

L’auto-école du Cannet a participé aux manifestations à Cannes ce lundi. (Crédit : Lou Florentin) 

Trop cher, trop dur, trop long, le permis de conduire est souvent critiqué. C’est pourquoi, l’été dernier, une réforme est proposée par le gouvernement.

Parmi les mesures phares : 

  • Renforcer l’éducation routière à l’école en proposant des cours préparatoires à l’examen théorique au collège et au lycée.  
  • Permettre l’inscription au permis de construire en candidat libre. 
  • L’obtention du permis dès 17 ans
  • Rendre national l’agrément des écoles de conduite, ce sésame qui permet d’exercer.

Ce projet de loi, ne plaît pas à tout le monde. Il laisse la porte ouverte aux plateformes en ligne, qui n’auront plus besoin de certaines certifications et locaux jusqu’ici obligatoires, permettant de diminuer leur prix. Une concurrence déloyale vivement dénoncée par les auto-écoles traditionnelles. 

Un prix attractif 

Pour les apprentis conducteurs, cette réforme du permis semble être une belle opportunité. Passer le permis plus jeune et plus facilement. Mais ce qui attire le plus, c’est le prix. Une auto-école en ligne permet d’acquérir le permis à près de 45% moins cher que dans une auto-école traditionnelle, de quoi faire réfléchir certains élèves.

Mais un manque de suivi 

Révolutionner le système de la conduite, c’est une idée que la Belgique a déjà mis en place. Laisser place aux plateformes en ligne a augmenté de plus de 10% la mortalité des jeunes sur les routes belges. 

C’est l’exemple que donne Cédric Tortorici, directeur de l’auto-école du Cannet pour argumenter son opposition à la réforme. Sa principale critique restant le manque de suivi des nouveaux conducteurs : 

 

Une réforme qui favorise la liberté au détriment de la sécurité ? C’est aussi ce que souligne Maxime, qui reste mitigé sur le bien-fondé de cette réforme :

 

 

Quentin, inscrit depuis peu au code de la route, aurait aimé avoir des cours préparatoires à l’école. Mais, il ne regrette pas le côté humain d’une auto-école traditionnelle :

 

 

Devant la réforme du permis de conduire, les apprentis sont indécis. Comme les auto-écoles, ils pointent les dangers d’un suivi partiel mais voient les avantages d’une démarche plus courte et moins chère. Il faudra donc attendre les prochaines propositions du gouvernement pour voir si la réforme s’oriente vers une meilleure façon de passer le permis de conduire. 

 

Lou FLORENTIN