L’A380 n’a pas pu résister face à la concurrence

Depuis quelques années, les biréacteurs de type à l’instar du B777 ou de l’A350 ont gagné la partie face aux quadriréacteurs comme l’A380. L’arrivée de plusieurs nouvelles versions de bimoteurs, encore plus imposants ont finalement raison du gros porteur d’Airbus. Le constructeur aéronautique a annoncé, ce jeudi 14 février, la fin de la production de son produit phare, à partir de 2021. 

Si l’A380 reste l’avion préféré des passagers, l’appareil long courrier d’Airbus n’a clairement pas répondu aux attentes de ses créateurs. Depuis sa mise en circulation début 2000, l’A380 n’a remporté que 274 commandes pour un investissement global estimé entre 11 et 15 milliards d’euros. 

Plutôt que de dépenser beaucoup d’argent pour s’offrir un A380 à 436 millions de dollars, les compagnies optent pour des avions moins gros, mais plus facile à remplir et à rentabiliser. Parmi ces appareils, le Boeing 777 et l’Airbus A350. 

« Si on peut faire des longues distances avec deux moteurs, il est évident que l’A380 n’est pas la bonne réponse »

L’A350 d’Airbus ou le B777 de chez Boeing peuvent transporter autant de passagers que l’A380. Pour autant, en étant plus récent, ils respectent certaines normes environnementales et consomment moins que les mastodontes A380 et B747. 

« Je pense que l’A380 est arrivé sur le marché trop tôt, si on peut faire des longues distances avec un bimoteur, alors il est évident que l’A380 n’est pas la bonne réponse actuelle » commente Françoise Vallin, coordinatrice CFE-CGC au groupe Airbus. 

Faute de commandes suffisantes, la production du très gros porteur long-courrier mettra fin à sa production à partir de 2021. 

Valentin Rivollier