mars 04

Emmanuel Macron, pris a parti par une femme gilet jaune

Emmanuel Macron a été l’invité surprise d’un rassemblement pour le grand débat, à Pessac (Gironde), ce 28 février, lorsqu’une femme gilet jaune lui a fait un petit cadeau.

Emmanuel Macron s’est rendu à un débat à Pessac, près de Bordeaux, le 28 février 2019. — NICOLAS TUCAT / POOL / AFP

Un collier avec un pendentif de gilet jaune. C’est ce qu’a essayé de faire porter à Emmanuel Macron une femme gilet jaune. Le Président était l’invité surprise d’un rassemblement uniquement composé de femmes, à Pessac, en Gironde. Il était en déplacement dans le région, et en a profité pour dialoguer avec les citoyennes. Des échanges durs mais courtois, des explications de la part du chef de l’Etat, tout se passait bien. Cette femme, présente au débat, s’est levée, prenant la parole, puis s’est avancée au centre du Gymnase de Pessac. Elle a sorti de son manteau un collier avec un pendentif en forme de mini gilet jaune, qu’elle a voulut donner au Président. Elle était venue exprès pour le Président, puisque BFM avait annoncé sa venue quelques heures avant le début du débat.

« J’ai le droit de ne pas mettre de collier gilet jaune »

Le chef de l’Etat a d’abord poliment répondu « je vais le prendre, mais je ne le mettrais pas ». Ce que n’a apparemment pas apprécié cette gilet jaune. Elle lui a demandé que, juste pour quelques minutes, il soit avec les français, dans le cœurs des français. « J’ai le droit de ne pas mettre de collier gilet jaune », lui a répondu le Président. Face à l’insistance de cette femme, et cette scène, presque surréaliste pour les personnes présentes, comme Marlène Schiappa, Emmanuel Macron a accepté le collier, sans le porter, puisque c’est un « cadeau ».

Rassemblement de femmes

C’était un rassemblement spécial à Pessac. Seul des femmes se sont déplacées. De nombreux sujets ont été soulevés. Soins médicaux trop chers pour les enfants, le problème du port du voile au travail, le coût des protection hygiéniques… Les différentes réponses du chef de l’Etat n’ont pas toutes été appréciées. Emmanuel Macron s’est aussi défendu sur la fameuse phrase « traverser la rue », en insistant qu’il n’est pas « le personnage qu’on a voulu caricaturer ». Ce vendredi, il rencontrait Alain Juppé, pour la fin de son mandat à la mairie de Bordeaux avant son entrée au Conseil Constitutionnel.

Lauryne Guignard