Le long combat pour la féminisation des noms de métier a finalement abouti

« Il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions »

(Source : © getty   https://www.7sur7.be/7s7/fr/1531/Culture/article/detail/3520651/2019/02/28/L-Academie-francaise-trouve-naturelle-la-feminisation-des-noms-de-metiers.dhtml)«

Jeudi 28 janvier, l’Académie française a enfin tranché sur la question de la féminisation des noms de métier, un sujet longtemps tabou. Une large majorité a voté en faveur de ce projet, soulignant que cette féminisation relève d’une évolution naturelle de la langue. Le rapport émanait d’une commission d’étude présidée par l’historien Gabriel de Broglie, un poète britannique Michael Edwards, la romancière Danièle Sallenave et l’écrivaine Dominique Bona. Selon eux « l’Académie considère que toutes les évolutions visant à faire reconnaître dans la langue la place aujourd’hui reconnue aux femmes dans la société peuvent être envisagées ». Il s’agit d’une vraie révolution puisque c’est la première fois que l’institution, créée en 1634, va aussi loin dans la reconnaissance du féminin des mots. Il s’agit d’une vraie révolution puisque c’est la première fois que l’institution, créée en 1634, va aussi loin dans la reconnaissance du féminin des mots. 

            Les préconisations données pour la féminisation des mots sont assez claires. La plupart des métiers manuels le sont déjà depuis longtemps. Néanmoins on remarque que la langue française a tendance à féminiser faiblement ou pas les noms des fonctions et des métiers placés au sommet de l’échelle sociale. Mais à partir d’aujourd’hui cette tendance devrait disparaître puisque tous les noms de métiers pourront se décliner au féminin.

            Les mots terminés par un « e » muet sont faciles et se féminisent facilement en ajoutant un e. Il en est de même pour les noms en « eur » qui peuvent se féminiser grâce au « e ». La féminisation du mot « chef d’Etat » constitue un dernier obstacle dans la langue française (le mot cheffe d’Etat existe mais il est encore très peu utilisé). Il reste donc à craindre que le féminin tarde encore à vaincre ce symbole de la virilité. 

Dazinieras Analena