octobre 09

A la découverte des « Chats de Stella », refuge pour les chats dans le besoin 

Depuis 19 ans, l’association « Les chats de Stella » recueille, dans son refuge Giraud, du nom de sa fondatrice Stella Gireau, des chats domestiques abandonnés et errants. Un quotidien loin d’être facile, que les bénévoles exercent avec passion et patience. Retour sur cette association au grand cœur. 

Depuis 2000, l’association « Les chats de Stella » donne une seconde chance à des dizaines de chats abandonnés(Crédit photo © : https://www.facebook.com/pg/RefugeGireauLesChatsdeStella)

Il est 7h30. Le début d’une longue journée pour les bénévoles des « Chats de Stella ». C’est l’heure de nourrir les quelque 300 chats qu’accueille le refuge. Des chats en liberté dans un espace d’un hectare et demi. Une des particularités qui explique que le refuge soit devenu un lieu d’accueil de référence pour les chats abandonnés. « Le Refuge Giraud est devenu le plus grand refuge des Alpes-Maritimes » explique Jeannine Hermann, présidente de l’association depuis juillet 2013. Et pour cause. Si le nombre de bénévoles s’élève seulement à 25 les chats ne manquent de rien. Chaque jour, pendant près de sept heures, les deux salariées et les volontaires sont aux petits soins pour leurs pensionnaires à 4 pattes. Le refuge s’engage aussi à stériliser le chat, le vacciner et le tester pour plusieurs maladies. Pour faire vivre ces chats l’association s’appuie sur des dons, les cotisations et le forfait adoption (c’est-à-dire que le refuge récupère les frais dits d’entrée). Mais cela n’est pas toujours suffisant. « Si les dons diminuent ou viennent à manquer, et le refuge sera en péril alors qu’il remplit une mission de service public » précise Jeannine Hermann. Selon la SPA, le coût annuel moyen d’entretien d’un chat s’élèverait à 800 euros. 

Des abandons de plus en plus fréquents 

Alors que les adoptions restent fréquentes, le nombre d’abandons ne cesse d’augmenter. Un problème majeur auquel le Refuge Gireau est confronté : « Il y a une grosse irresponsabilité vis-à-vis des animaux. On prend un chaton et on ne sait pas ce que représente l’adoption d’un chat. L’animal finit alors souvent abandonné ou dans le besoin d’un refuge »s’indigne Jeannine Hermann. Un geste difficile à expliquer d’autant plus qu’il est lourd de conséquences. Abandonner un chat sur la voie publique ou dans la nature est classé comme acte de cruauté et est puni jusqu’à 30 000 € d’amende et deux ans d’emprisonnement. Pour le moment le refuge arrive à gérer ce problème, mais sa capacité d’accueil a déjà été largement atteinte voire même dépassée. Ce phénomène des abandons massifs se fait malheureusement de plus en plus fréquent. Selon la fondation 30 millions d’amis chaque année 100 000 animaux sont abandonnés en France. 

Dazinieras Analena