Une centaine de nouveaux « campus connectés » d’ici 2022

Déjà expérimentés dans treize villes (Saint-Brieuc, Redon, Montereau-Fault-Yonne, Bar-le-Duc, Chaumont, Nevers, Autun, Lons-le-Saunier, Cahors, Privas, Le Vigan, Carcassonne, Saint-Raphaël) depuis la rentrée 2019, une centaine de campus connectés devront voir le jour à l’horizon 2022. Jeudi 31 octobre, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé à Nice, lors de la convention nationale de l’Assemblée des communes de France (AdCF, le lancement d’un nouvel appel à projets pour déterminer les villes qui en bénéficieront. Ce serait en tout près de 4 000 élèves qui seraient concernés par la mesure. 

Les « campus connectés » permettent d’étudier à distance pour les jeunes ne pouvant ou ne voulant pas quitter le domicile familial. Crédit photo : Flickr.

« Le nouvel appel à projet sera doté de 25 millions d’euros. C’est un geste significatif du gouvernement afin de donner à chaque territoire, à chaque collectivité, à chaque agglomération des leviers pour former sa jeunesse et construire son avenir économique et industriel », a expliqué la ministre. Pour la première vague des treize campus, 1, 5 million d’euros ont déjà été investis dans le dispositif.  En contrepartie, les collectivités territoriales participant au projet reçoivent une subvention d’amorçage de 50 000 euros et une dotation de 1 000 euros par étudiant pendant trois ans de la part de l’État.

Pour les étudiants qui ne peuvent pas quitter leur famille

 Les « campus connectés » sont un dispositif qui est destiné à des jeunes dont la situation géographique ne leur permet pas de suivre des études supérieures sans s’éloigner de leur famille à cause de difficultés financières ou par choix personnel. « L’objectif est d’empêcher que subsistent ou se créent de nouvelles barrières à la formation (…), avec un encadrement individualisé et sans être forcés à quitter leurs territoires d’origine », explique le ministère de l’Enseignement supérieur dans un communiqué.

Concrètement, cela se traduit par des espaces de travail individuels et collectifs où il est possible de suivre une formation à distance en se servant d’ordinateurs. Les formations proposées sont majoritairement des BTS, des licences de littérature, de droit, de langue étrangère, de mathématiques, etc. Les élèves disposent également d’un suivi personnalisé avec un encadrant. Ils disposent d’un même emploi du temps, passent les mêmes examens et auront le même diplôme que ceux des étudiants issus de la formation classique. Le contenu des cours est identique mais avec « une pédagogie adaptée » à l’enseignement à distance. Les droits d’inscription sont les mêmes que pour les autres étudiants de l’université qui fournit le contenu pédagogique. Les boursiers sont exemptés, comme c’est le cas pour toute inscription à la fac. Actuellement, soixante formations diplômantes sont délivrées par les « campus connectés » mais l’offre devrait s’élargir grâce à une collaboration des universités et le conservatoire national des arts et métiers dans les prochaines années.

Jennifer Beghin