Saint Raphaël veut sa place au soleil

Le SRVHB s’est imposé jeudi 21 novembre dernier pour l’affiche de la 10ème journée de LIDL Star Ligue face à Chambéry. Les varois remontent au classement après un début de saison difficile et espèrent atteindre leur objectif : jouer durablement les premiers rôles

L’internationale et capitaine Adrien Dipanda a été déterminant pour mener son équipe à la victoire (28-23) face à Chambéry

Le jeudi soir, le Handball revêt ses plus beaux habits et pour cause c’est le jour de l’affiche de la journée de LIDL StarLigue. Sous les objectifs des caméras de Bein Sport, deux équipes aux états de forme différents et aux ambitions qui le sont aussi s’affrontent. Si à l’entame de match les deux formations se suivaient au classement (10e et 11e ) c’est que St Raphaël, payait son mauvais début de saison (5 défaites de rang) tandis que Chambéry, restait sur six matchs sans victoires. Dans leur Palais des Sports Jean François Krakowski, les Varois sont rapidement solides en défense, notamment par l’intermédiaire de leur portier Mihai Popescu qui finira la rencontre à 14 arrêts (44%). Les Savoyards font illusion 20 minutes avant de subir le courroux de l’armada offensive raphaëloise avec un Adrien Dipanda, l’international français et capitaine de retour en grande forme. 14-8 à la mi-temps pour les locaux, on se dit que l’affaire est dans le sac, pourtant peu à peu les savoyards vont revenir dans le match jusqu’à revenir à 19 partout à dix minutes de la fin. Mais Raphaël Caucheteux (meilleur buteur, 7 réalisations) et les siens vont donner un dernier coup de collier pour s’adjuger la victoire. Une prestation qui rassure l’international français : « Ce soir on a fait un match référence, c’était très défensif mais on a retrouvé notre force collective […] nous sommes sur la bonne voie, il faut continuer. »

Deux parcours opposés

Le CSH s’est incliné dans un anonymat relatif et cela commence à être une funeste habitude ces dernières années. Pourtant Chambéry c’est l’une des équipes phare des années 2000-2010, le club n’est malgré tout qu’une seule fois champion de France et onze fois vice-champion ! Nombre de légendes du handball Français ont porté la tunique jaune et noir, à l’image de Daniel Narcisse, Jackson Richardson ou encore les frères Gille. Mais depuis 2012 et le départ de l’entraîneur Philippe Gardent, les Savoyards ne jouent plus les premiers rôles et peinent à retrouver leur lustre d’antan.  Côté Raphaëlois, le club est en plein expansion depuis 2007 et la remontée en première division. Depuis cet échec, le club s’est restructuré et son budget augmente chaque année : depuis 2011 il a quasiment doublé passant de 2.4 millions à l’époque à 4.2 millions aujourd’hui. Dès la saison 2014/2015 et une troisième place en championnat derrière les intouchables PSG et Montpellier, le SRVHB commence à nourrir de grandes ambitions. Dès 2016 le club connaît une finale de Trophée des Champions (en 2019 aussi) et se classe deuxième en championnat. En 2018 les Varois échouent au pied de leur rêve européen en finale de la Coupe de l’EHF face aux Allemands du Füchse Berlin s’inclinant de seulement 3 buts (25-28). La saison dernière est moins réussie puisque le SRVHB termine 7ème en championnat, en dehors des places européennes.

Un projet ambitieux pour enfin glaner un trophée

Si le club ne cesse de se développer, l’armoire à trophée reste légèrement vide, hormis le titre de champion de Division 2 en 2007. Pour y remédier le président Krakowski pense avoir les éléments nécessaires : « Saint Raphaël attire de part son projet sportif, de part sa région qui est le petit plus qui peut faciliter les négociations. C’est un ensemble de choses mais nous avons aussi les moyens d’attirer des joueurs de renoms. » Le projet sportif justement s’appuie sur des joueurs expérimentés et internationaux : Mihai Popescu et Alexandru Simicu les expérimentés Roumain, Daniel Sarmiento, l’Espagnol qui a fait les beaux jours du Barça. Mais aussi des français auréolés avec les Experts : Raphaël Caucheteux, meilleur buteur de l’histoire du club, Xavier Barachet qui compte 162 sélections sous le maillot tricolore et Adrien Dipanda qui en compte lui 67. Ce dernier estime que son club a tout pour réussir : « La seule chose qui attire un bon joueur c’est une équipe qui gagne avec des ambitions, pour l’instant on en est train loin il y’a beaucoup de places à remonter, alors à la semaine prochaine contre le PSG. » Ce soir, les Raphaëlois se rendent dans la capitale pour affronter le Paris Saint Germain et sa constellation d’étoiles. L’occasion de prouver que Saint Raphaël joue désormais dans la cour des grands.

Alexandre Pastorello