décembre 04

Étiquettes

Radio France présente son plan de départ volontaire

Avec la suppression de 223 postes, Radio France prépare un important écrémage de ses effectifs.

Jeudi 14 novembre dernier, Radio France a présenté, en détail, son plan de départ volontaire. D’ici 2022, ce seront près de 223 postes qui seront supprimés, « pour garantir l’avenir du groupe », a précisé la PDG, Sybille Veil. Cette mesure fait suite au plan d’économie annoncé par le groupe français en juin dernier. Initialement, 390 postes devaient être supprimés mais un important mouvement social qui avait été très suivi le 18 juin a obligé les dirigeants de Radio-France à revoir leurs prévisions à la baisse.


Les salariés de Radio-France en grève le 18 juin dernier (Photo : DR)

Un cabinet indépendant, alors mandaté par le comité social, avait qualifié les économies prévues de « surdimensionnées », et estimé que 118 postes pourraient être sauvés. « Au-delà des critères de départ, ce qui inquiète ce sont les conditions de travail de ceux qui vont rester. Comment faire plus avec moins de personnel ? » a réagit le Syndicat National des Journalistes dans un communiqué.

Des suppressions de postes avant une fusion

Toutes ces mesures visent à anticiper la baisse de la contribution de l’Etat (moins 20 millions d’euros sur quatre ans) et la hausse des charges de personnel. En parallèle, la Maison de la Radio prévoit notamment d’investir davantage dans le numérique et ainsi de continuer le développement de son volet web. Une réorganisation du travail est également au programme pour que le groupe radiophonique soit moins dépendant de son système de remplacement par C.D.D.

Radio-France sera d’ailleurs bientôt uni avec France Télévisions et l’I.N.A. sous la houlette d’un seul et même groupe : France Média. Franck Riester, ministre de la culture, a fixé l’échéance à 2022.

Julien Raymond