février 12

A quoi ressembleraient Israël et la Palestine selon Trump.

Le plan de paix de Donald Trump, présenté le 28 janvier 2020, propose une redéfinition des territoires israélo-palestiniens. Ce mardi 11 février, le président palestinien Mahmoud Abbas était devant l’ONU à New York pour rejeter solennellement le plan. Jugé trop favorable à Israël, il était pourtant défini par Trump comme “le plan du siècle”. Il prévoit notamment l’annexion par Israël de ses colonies en Cisjordanie. 

Les territoires

Selon le plan de Trump, la Palestine bénéficierait enfin d’un Etat reconnu, mais morcelé : les colonies israéliennes installées depuis 1967 seraient officiellement annexées. Trump offrirait même à Israël la vallée du Jourdain, à la frontière avec la Jordanie. Cela ferait de la Palestine un Etat complètement enclavé, au cœur d’Israël. En compensation, la Palestine recevrait deux territoires dans le désert du Néguev, au sud de Gaza. Le tout relié par une route, volontairement éloignée de la frontière égyptienne. 

La (dé)militarisation

L’Etat palestinien selon Trump serait entièrement démilitarisé et désarmé. En revanche, Israël conserverait le droit d’intervenir partout au nom de sa sécurité. Il garde également le contrôle aérien de toute la zone. 

L’accès

La Palestine n’aura pas de port ni d’aéroport. Une route reliera cependant la Cisjordanie à Gaza, avec un train à grande vitesse.

La capitale 

Jérusalem est l’un des principaux sujets de discorde entre la Palestine et Israël. Trump avait déjà reconnu la ville sainte comme la capitale israélienne en 2018, lorsqu’il y avait inauguré l’ambassade américaine. L’ONU et la communauté internationale continuent de souhaiter un sortmoins unilatéral pour la capitale. Dans son plan de paix, Trump reste fidèle à son choix, attribuant Jérusalem entière à Israël, et Abu Dis comme capitale du nouvel Etat palestinien. Abu Dis est une petite ville d’un peu plus de 10 000 habitants au sud-est de Jérusalem.


Iman Taouil