mars 11

[Pan Bagnat] Enquête sur le projet de campagne d’Estrosi pour Nice

Aspect Politique : enjeux de réélection et oppositions au projet

Christian Estrosi veut raser le TNN pour rendre Nice plus verte

Depuis des années la ville de Nice connaît de nombreuses transformations afin d’être plus dynamique et moderne. Des travaux d’envergures qui modifient la ville en profondeur, comme l’aménagement d’espaces verts, tel que la Promenade du Paillon. Aujourd’hui, ces travaux sont encore d’actualité. Ils accompagnent les chantiers du tramway autour de 3 grand axes verts:  Axe 1 : Bottero / Mal Joffre / Pastorelli / P.Devoluy ;  Axe 2 : Dante / Buffa / Liberté / Hôtel des Postes ; Axe 3 : Gioffredo) et devraient être achevés en 2021.

Rendre la ville plus verte, plus respirable a un coût: 30 millions d’euros. Ce serait 20% plus cher que les travaux pour la première coulée verte. Le candidat des Républicains se veut rassurant en annonçant que les finances de la ville sont en mesure de couvrir le coût du projet. Il s’appuie sur la participation de la Métropole Nice Côte d’Azur, de l’Etat et de l’Europe sous la forme de subvention. « Avec une capacité d’emprunt auprès de la Banque Européenne d’Investissement à des taux de 0,9% ou 1,1% les équipements que je propose sont finançables » (France 3 côte d’azur).

A l’approche des municipales Estrosi cherche à séduire les électeurs écologiste. Son projet de campagne ; une deuxième coulée verte, s’inscrit dans la lignée de la construction de la Promenade du Paillon et des lignes de tram afin de faire de Nice « la ville verte de la Méditerranée ».

En 2014, il avait promis de faire baisser le taux de pollution de la ville, en « réduisant de 20% le taux d’oxyde d’azote, d’ozone et de particule » (20 Minutes). Selon son équipe, c’est chose faîte avec à l’appuis « une étude d’AtmoSud publiée fin novembre 2019. »  (20 Minutes). Pour Greenpeace, la ville peut mieux faire. Dans une étude sortie en décembre 2019, Nice est onzième sur douze au classement des plus grandes agglomérations sur les transports en France. Philippe Spadotto (coordinateur greenpeace du groupe local de Nice) estime que les efforts fait n’ont pas été conséquent en matière de mobilité. « À Nice, le compte n’y est pas. Il n’y a que 75 km de pistes cyclables en 2019 alors que Christian Estrosi avait annoncé 125 km en 2013. Le tramway n’a diminué le trafic des véhicules que de 5% alors que nous devrions être à moins de 800 000 véhicules en 2025. » (France 3 Côte d’Azur).

Le résultat d’Europe Ecologie les Verts aux élections européennes de 2019 à Nice en témoigne ; l’écologie compte pour les Niçois. Arrivé en troisième position des élections européenne (11,87% de votant) devant Les Républicains (11,70%), Europe Ecologie les Vert représente un nombre important de votants non négligeable pour le maire sortant Christian Estrosi, candidat à sa propre réélection. Ce projet reste plus politique qu’écologique, le maire actuel promet des grands projets pour assurer sa réélection.

Jalil Benferhat et Ines Alves

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