octobre 27

En Europe, le changement d’heure, un casse-tête sans fin?

Ce week-end, comme chaque dernier d’octobre, dans la nuit de samedi à dimanche nous avons « gagné » une heure. La Commission Européenne a pourtant voté en 2018 la suppression de cette consigne. Alors pourquoi continuons-nous?

En France le changement d’heure existe depuis 1976. C’est sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, que celui-ci avait été établi afin de profiter plus longtemps de la lumière naturelle du jour et de réaliser ainsi des économies d’électricité. Cette mesure a ensuite été harmonisée en Europe dans les années 80. Mais aujourd’hui la réalité de ces économies est discutée, et des études ont prouvé que le changement d’heure avait des effets néfastes sur les rythmes biologiques, notamment chez les enfants.

C’est pourquoi en 2018 Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne,  a annoncé sa suppression en 2019. Pour connaître l’avis des français une consultation en ligne a été organisée par la commission des Affaires Européenne de l’Assemblée Nationale. 2 millions de français ont répondu, dont 83,74% en faveur de l’arrêt du changement d’heure. Un score quasi similaire à celui européen où dans une consultation de février 2018, 4,6 millions de citoyens européen se sont exprimés à 84% pour sa suppression. 

Sauf que depuis l’affaire est en suspens. Aucun pays n’est arrivé à se mettre d’accord. Si en France c’est l’heure d’été qui l’emporte, ce n’est pas le cas en Allemagne ou en Espagne. D’autres pays comme la Grèce et l‘Italie sont, eux, carrément contre la suppression du changement d’heure. C’est pourquoi la décision finale a été reportée à 2021. Mais la dessus la pandémie de COVID-19 est arrivée et l’a relégué aux calendes grecques…

Mais pourquoi l’Europe a-t-elle tant besoin de se mettre d’accord? Parce que beaucoup de conséquences économiques sont en jeu ! « Imaginez que la France reste à l’heure d’été et que d’autres pays comme l’Allemagne, la Finlande ou l’Espagne soient à l’heure d’hiver. À la clé : de possible conséquences économiques pour les travailleurs transfrontaliers, mais aussi pour les compagnies aériennes, ferroviaires, et toutes les entreprises actives dans plusieurs pays » expliquait le journaliste Gaspard de Florival sur France 2.

Inês Alves