novembre 12

Danemark : des millions de visons vont être abattus car porteur d’une mutation de la Covid-19

Près de 17 millions de visons vont être abattu au Danemark, ils seraient porteurs d’une mutation du coronavirus transmissible à l’homme

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Le vison, mammifère élevé pour sa fourrure peut être porteur d’une mutation du coronavirus

15 à 17 millions, c’est le nombre de visons qui vont être abattus au Danemark. La raison ? Ce mammifère carnivore, élevé pour sa fourrure, a contaminé 214 personnes avec une mutation du Sars-CoV-2, le virus qui a provoqué la pandémie du Covid-19. 

Les autorités danoises ont cependant affirmé que cette mutation ne rendait pas les effets du Covid-19 plus graves. « La mutation du virus ne réagit pas autant aux anticorps que le virus normal. Les anticorps ont toujours un effet, mais pas aussi efficace« , a affirmé le ministre de la Santé, Magnus Heunicke. Le réel problème alors pour la première ministre Mette Frederiksen serait que cette mutation pourrait entraver l’efficacité du futur vaccin. « C’est une situation très grave » a-t-elle ajouté lors de sa prise de parole mercredi 4 novembre. Jusqu’alors le pays était l’un des plus épargnés de l’épidémie. 

Une région sous contrôle sanitaire

Selon l’Autorité danoise de contrôle des maladies infectieuses (SSI), dans la région du Jutland où se concentre le plus d’élevage, la moitié des personnes contaminées étaient liée aux visons. C’est pourquoi cette partie du pays est sous restrictions sanitaires plus strictes. Ce sont 280.000 habitants qui seront touchés. « Dès ce soir, les citoyens de sept communes du nord du Jutland sont vivement sommés de rester dans leur propre commune pour empêcher la propagation de l’infection », a déclaré la première ministre jeudi.

Et dans les autres pays ?

C’est la totalité de la race présente sur le territoire danois qui va être décimée. Mais la pratique n’est pas la première en Europe puisque 2,6 millions de la même espèce ont été éradiqués dans les Pays-Bas en mai, ainsi que 100.000 petits mammifères en Espagne courant juillet. Les gouvernements respectifs ont promis aux éleveurs des compensations pour leur perte. En France les élevages de ces mustélidés (visons et furets) sont placés sous surveillance.

Des études sont actuellement en cours pour pouvoir répondre aux nombreuses questions en suspens : pourquoi cette espèce en particulier, quelles seront les répercussions et comment la transmission a-t-elle pu se produire ? 

Mélie Lavaud