novembre 20

Mucem : Conserver et exposer la mémoire des épidémies

Le musée du Mucem dans sa Médinathèque offre une sélection d’images d’archives qui montre que les épidémies ont régulièrement marqué nos sociétés.

La Médinathèque au MUCEM à Marseille, accès libre aux visiteurs @LISALORENZELLI

La Médinathèque, un lieu dédié au patrimoine audiovisuel de la Méditerranée propose en ce moment une exposition dédiée aux épidémies qui ont marqué nos sociétés. « Les épidémies ne sont pas que des phénomènes biologiques ou une question médicale, c’est avant tout des événements sociaux » explique un guide du musée. « Leurs existences entraînent des réactions individuelles comme des réactions collectives » ajoute-t ’il. Tous les citoyens sont concernés, cela explique le grand nombre de visiteurs dans cette salle située au premier niveau du bâtiment du J4.

Un musée de société qui collecte et restitue des éléments patrimoniaux

« En résonnance à la crise sanitaire mondiale, nous tenons à présenter une sélection d’images d’archives qui montre que les épidémies ont régulièrement marqué nos sociétés : de la fameuse peste de Marseille (1720) jusqu’au pandémie du XXème siècle », voici ce qui est pancarté dès l’entrée en salle. Grâce à plusieurs petits écrans disposés sur le mur tout le long de la salle, les visiteurs peuvent visionnés en boucle de cours reportages qui rendent compte de ces comportements complexes et multiples à travers cette exposition.

Le premier écran propose un JT de 20 heures paru le 28 janvier 1960 sur la grippe en France. Cette maladie a été historiquement étudiée comme c’est le cas de la Covid à l’heure actuelle. Roger visiteur, s’en rappelle : « A l’époque, on a très vite compris que la grippe était contagieuse et qu’il fallait éviter de sortir. Cela me fait beaucoup penser au coronavirus.  Je n’ai pas peur, je sais que nous allons vaincre ce virus. Il y a de l’espoir, on peut s’en sortir ».

Postures médicales, peurs collectives, réactions politiques, toutes sont retranscrites à l’écran et fascinent les hôtes servis en émotion. Une salle remplit de sourire et d’attention, une atmosphère détendue : de quoi passer une bonne visite. Captés par les diverses diffusions, le public a su se montrer très intéressé. Une façon de mieux comprendre la situation actuelle tout en s’appuyant sur des dossiers antérieurs. « Exposer ces archives permet de nous rappeler ce qui s’est passé et d’adopter un esprit critique. J’espère que beaucoup iront la voir ! » s’exclame une trentenaire en sortant de la salle.

LISA LORENZELLI