février 11

Le projet d’extension de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle abandonné

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé ce jeudi au journal Le Monde que le projet d’extension de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle allait être abandonné. Le gouvernement le jugeait « obsolète ».

La ministre de la Transition écologique a annoncé ce jeudi que le projet d’extension de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle allait être abandonné. (Crédit photo : Tripadvisor)

« Il est obsolète. » C’est la raison invoquée par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, pour expliquer l’abandon du projet d’extension de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Le groupe ADP, en charge du projet, en a été informé. « Le gouvernement a demandé au groupe ADP d’abandonner son projet et de lui en présenter un nouveau, plus cohérent avec ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique », a précisé la ministre au journal Le Monde.

Une extension controversée

Ce projet prévoyait la construction d’un quatrième terminal. A terme, il était prévu que l’aéroport puisse accueillir 35 à 40% de passagers supplémentaires, soit environ 40 millions de personnes en plus, chaque année. Alors qu’elle aurait occasionné un cout situé entre 7 et 9 milliards d’euros, l’idée avait été vivement critiquée par nombre d’élus locaux.

La crise sanitaire, qui impacte également le secteur aérien, a jeté le doute sur la cohérence d’un accroissement des flux de voyageurs. « Les extensions de capacité à Roissy aujourd’hui paraissent être un parti audacieux », avait jugé il y a quelques mois le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Les associations de défense de l’environnement avaient elle aussi pointé du doigt le chantier. Barbara Pompili a estimé qu’il n’aurait pas respecté « les exigences d’un secteur en pleine mutation, tourné vers l’avion vert de demain ».

Cette annonce intervient au lendemain de la présentation par le gouvernement de son projet de loi intitulé « Climat et résilience ». Ce texte, issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, prévoyait de traduire une partie des 146 idées fournies en mesures législatives. Il a été vivement critique par une partie de la gauche et des ONG, pour « son manque de muscle ».

Mathéo Girard