Covid-19 et précarité étudiante : les supermarchés prennent des initiatives

Les supermarchés, depuis février, commencent à adopter de timides initiatives pour aider les étudiants en situation de précarité due à la Covid-19

Les supermarchés prennent des initiatives pour palier la précarité étudiante c: Pixabay

Perte de jobs alimentaires, manque d’aides financières, les raisons pour expliquer la précarité étudiante sont nombreuses. Depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, de nombreux étudiants ne peuvent plus subvenir à leurs besoins vitaux. Le gouvernement avait mis en place des aides, notamment grâce à des repas du Crous à 1 euro. Pour suivre ce mouvement, les grandes enseignes commencent à prendre des initiatives.

Interviewé jeudi dernier sur BFMTV Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne de supermarché a annoncé la mise en place de panier-repas à 2 euros destiné aux étudiants.

Ce projet reste pour l’instant flou puisqu’on sait qu’il sera seulement disponible fin février avec « les paniers les moins chers du marché ». Pas plus d’informations n’ont été divulguées, par peur de la concurrence.

Une autre offre controversée

Une autre enseigne a déjà fait parler d’elle, plus tôt, avec des bons d’achat de 10 euros dès 20 euros d’achat. Cette initiative de la part d’Intermarché n’aura duré qu’une semaine, dernière chance ce soir. Force est de constater qu’une carte de fidélité du magasin est nécessaire pour bénéficier de l’offre. Une manière de récupérer de nouveaux clients souligne Le Parisien. Et l’offre n’est pas forcément adoptée par tous. Pour Rayane, étudiant en License d’histoire : « ça aurait pu être une bonne initiative mais la période est trop courte. […] Puis 20 euros ça représente quand même un budget que pas tout le monde ne peut se permettre ».

Matthieu Baconnier, responsable Face06 de l’Agorae de Nice, une épicerie solidaire réservée aux étudiants, adopte un ton plus positif : « je trouve que c’est une très bonne idée, en cette période de précarité avancée, il faut penser à aider le maximum de personne. Si les acteurs privés se lancent dans cette lutte, ça ne peut être que bénéfique ». L’agorae avait déjà proposé des paniers alimentaires gratuits pour tous les étudiants se présentant à l’épicerie solidaire.

En France de nombreuses autres organisation caritatives luttent contre cette situation précaire alarmante. Les associations étudiantes notamment, se mobilisent pour proposer de plus en plus de solutions : épiceries solidaires, distributions de denrées alimentaires, sensibilisation… Des propositions nécessaires pour les 20% d’étudiants vivant sous le seuil de pauvreté.

Mélie Lavaud