janvier 26

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Bien que l’éthique et l’écoresponsabilité soient en vogue chez les consommateurs, la Fast Fashion reste tendance

Rester tendance et consommer de manière écoresponsable est difficile, surtout pour les jeunes, parfois contraints d’abandonner leurs convictions pour un jean à quatre euros. 

Une jeune consommatrice de mode fait son shopping (Crédits : gonghuimin468).

Derrière l’industrie pétrolière, celle du textile dominée par les « marques de mode rapide » est la plus polluante du monde. Selon une étude d’IPSOS, 56 % des consommateurs affirment que si une marque de vêtements était associée à la pollution de l’environnement dans son processus de fabrication, ils la boycotteraient. Le problème, c’est que les consciences écoresponsables et éthiques des consommateurs ne suffisent pas à régler les dérives de la Fast Fashion en pleine expansion. 

« Je suis au courant que les conditions de production des vêtements ne sont pas respectueuses de l’environnement et que les personnes qui les confectionnent ont des conditions de travail exécrables. Pourtant je continue à consommer de la Fast Fashion même si ça me pose un problème de conscience », confie Juliette, une étudiante. 

Seulement 28 % des consommateurs ont fait des recherches sur des marques qui fournissent des vêtements éthiques et écoresponsables. Les convictions des consommateurs ne reflètent donc pas nécessairement leur consommation. 

« La Fast Fashion est un cercle vicieux pour les consommateurs de mode »

Les consommateurs sont influencés par le rythme effréné de la Fast Fashion à bas coûts, avec des marques comme Boohoo ou Shein. Pour rester « tendance », les consommateurs sont contraints de posséder le plus vite possible les vêtements qui viennent de sortir, quitte à les accumuler. Selon le site spécialisé Planetoscope, 60 % des Français ont des vêtements qu’ils ne portent jamais. 

« Un des problèmes de la Fast Fashion c’est que c’est un cercle vicieux. Chaque mois il y a une nouvelle collection de vêtements. Tu es donc incité à acheter des vêtements chaque mois pour rester tendance mais au final tu gaspilles », dénonce Sam, qui ne consomme plus que de la seconde main sur Vinted.

Le manque d’alternatives à la Fast Fashion semble donc faire défaut. La seconde main avec la plateforme Vinted, très développée en France, semble être le meilleur compromis car elle permet d’allier faible coût et écoresponsabilité. En France, premier marché de Vinted, le nombre d’utilisateurs est passé de 12 à 16 millions en un an.

Rémi Capra-Brocard