Drame du balcon effondré : le procès s’ouvre aujourd’hui à Angers

Cinq personnes devront s’expliquer devant le tribunal correctionnel d’Angers, sur l’effondrement d’un balcon en octobre 2016. Cet incident avait provoqué la mort de quatre étudiants et blessé quatorze autres jeunes.

Le 15 octobre 2016 à Angers (Maine-et-Loire), la chute d’un balcon coûtait la vie à 4 jeunes, 14 étaient blessées. (Jean-François Monier / AFP)

Le procès du drame, survenu le samedi 15 octobre 2016, s’ouvre aujourd’hui au palais de justice d’Angers. Cinq prévenus sont renvoyés devant le tribunal correctionnel et vont devoir s’expliquer après une terrible soirée, lorsqu’une banale fête entre jeunes amis a viré au drame. Tous les témoins avaient indiqué que le groupe était calme et que la cause était « sûrement ailleurs ».

Des malfaçons remarquées dans l’immeuble

Au lendemain de l’incident, le procureur de la République d’Angers avait ouvert une enquête pour homicides et blessures involontaires, puis deux juges d’instruction le lundi. De nombreuses malfaçons lors de la construction de l’immeuble en 1997 ont alors été relevées : aciers porteurs mal positionnés, reprise de bétonnage non conforme, système d’évacuation des eaux non réalisé, béton de mauvaise qualité…

C’est sur ces expertises accablantes que sont ainsi renvoyés devant le tribunal correctionnel Patrick Bonnel, 72 ans, dirigeant de l’entreprise de gros œuvre ; le chef de chantier, 63 ans ; le représentant du bureau de vérification Apave, 84 ans ; l’architecte Frédéric Rolland, 66 ans ; le conducteur de travaux, 53 ans. Ce dernier est jusqu’ici le seul à avoir reconnu sa responsabilité durant l’enquête.

L’architecte conteste

L’un des prévenus, Frédéric Rolland conteste sa responsabilité pénale personnelle dans ce dossier. Lundi, il a créé la surprise en demandant le renvoi du procès à une date ultérieure. La question sera tranchée aujourd’hui.

Tous les accusés sont poursuivis des chefs d’homicide involontaire et/ou blessures involontaires. Ils encourent une peine maximale de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Dylan Vandevoorde.