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Carnaval de Nice: les carnavaliers en plein travail

Le Carnaval de Nice débutera le 11 février pour quinze jours de célébrations, avec au programme le fameux défilé de chars. Les engins sont réalisés par des carnavaliers. Cette année, les familles Povigna et Pignataro sont en charge de la réalisation des deux chars imaginés par le dessinateur de presse Kristian.

À quelques heures de la cérémonie d’ouverture du festival, les carnavaliers s’occupent des dernières finitions sur les chars. Pour la 149ème édition de l’évènement qui s’ouvre sur le thème «Roi des animaux», deux chars dessinés par Kristian seront présentés: Le Babau Niçois, avec ses personnages de carnaval des quatre coins du monde et Zanimaux, accompagné d’animaux et de personnages de dessins animés.

Une fois les illustrations des 54ème et 55ème chars de Kristian transmises aux carnavaliers, «On reproportionne le dessin pour l’adapter à la taille d’un char. On créé ensuite un fichier 3D pour déterminer les manœuvres que nous aurons à faire, les pièces et les matériaux dont nous aurons besoin.» explique le carnavalier Cédric Pignataro en charge du char Zanimaux.

«300 à 400 heures de travail»

Au total, huit à dix personnes sont mobilisées pour la construction d’un char. Infographistes, sculpteurs, peintres ou encore électriciens participent au projet. D’après Cédric Pignataro «300 à 400 heures de travail sont nécessaires» pour que le char de Kristian prenne forme.

Le char Le Babau Niçois en pleine construction. ©Kristian

Les carnavaliers utilisent une multitude de matériaux pour réaliser les chars. «On utilise du polyester, du métal, du tissu, du papier…» précise la famille Povigna. Les chars sont commandés par la ville de Nice qui finance les créations amenées à défiler. Pour s’occuper d’un tel projet, les entreprises des carnavaliers répondent à des appels d’offres de la ville.

«On essaie de préserver le message de l’auteur»

Les carnavaliers se servent des dessins des ymagiers (terme utilisé pour désigner les artistes qui imaginent des chars) pour leur travail. Ils sont amenés à faire quelques modifications tout en cherchant à ne pas dénaturer l’œuvre. «On essaie de préserver le message de l’auteur. Lorsque l’on a des interrogations on le questionne sur ce qu’il a voulu transmettre» indique Cédric Pignataro. Du côté de Kristian, l’habitué du carnaval, aucune appréhension. «En plus de 20 ans, la confiance s’est installée.» confie-t-il.

Kristian dans les locaux de la famille Povigna. ©Kristian

À la fin du carnaval, les chars (qui sont la propriété des carnavaliers) sont vendus ou donnés à des associations. Certains d’entre eux partent à l’autre bout du monde pour d’autres carnavals. Un des chars imaginés par Kristian s’est retrouvé dans une parade en Chine. Il arrive aussi que certains ne trouvent pas preneur et soient recyclés.

Clara Besnard