La peste porcine africaine menace l’économie des élevages de cochons dans les Alpes-Maritimes

Le 5 janvier 2022, à moins de 100 km de la frontière française, un sanglier contaminé par la peste porcine africaine a été identifié dans le nord ouest de l’Italie. Le gouvernement français a mis en place un plan de communication sur des mesures sécuritaires, particulièrement dans les Alpes-Maritimes.

crédit : chambre d’agriculture de la région PACA

Comme une épée de Damoclès, la peste africaine porcine (PPA), inoffensive pour l’Homme, menace les filières porcine actuellement en pleine crise économique. Cette maladie qui touche exclusivement les cochons et les sangliers se manifeste chez l’animal par « une attitude léthargique, une perte d’appétit, une fièvre intense et des rougeurs sur les oreilles » selon le plan de communication du ministère de l’Agriculture qui indique qu’« en élevage, le taux de mortalité est proche de 100% ».

Des formations à la bio-sécurité pour endiguer l’épidémie

La chambre d’Agriculture des Alpes Maritimes met en place des formations à la biosécurité en lien avec le Groupement de défense sanitaire 06. En effet, les éleveurs apprennent à mieux se protéger face à une épidémie via l’application des mesures de biosécurité énoncer par la Commission Européenne.

RÈGLEMENT (UE) 2016/ 429 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 9 mars 2016 – relatif aux maladies animales transmissibles et modifiant et abrogeant certains actes dans le domaine de la santé animale («législation sur la santé animale»)
Journal officiel de l’Union européenne

Cependant, Dorothée Valtier, propriétaire de « la basse-cour des Granges » et éleveuse d’espèce de cochons hongrois dans le hameau d’Ascros, explique qu’il lui faudrait une aide de 30.000 euros en plus pour clôturer ses 3 hectares de pâturages.

Des conséquences économiques

Michel Dessus, président de la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, craint quant à lui l’effet médiatique que peuvent provoquer la prolifération des cas : « Il faut faire attention avec les informations qu’on transmet parce que cela peut créer une psychose généralisée chez les consommateurs ». Ce qui, selon lui, entrainerait un manque à gagner beaucoup plus important que le coût général des dispositifs de protection en eux-mêmes.

Il indique également qu’un fond de solidarité sera créé si cette peste porcine prend de l’ampleur dans le département, afin d’aider les acteurs de la filière porcine face à une éventuelle catastrophe sanitaire.

Raphaëlle Hutin