À Nice, une marée de visiteurs au musée des Arts asiatiques pour voir l’exposition Hokusai 

Jusqu’au 29 janvier, l’exposition Hokusai « Voyage au pied du mont Fuji » a attiré les admirateurs de sa célèbre vague

Sous la vague au large de Kanagawa Estampe de Katsushika Hokusai exposée au musée départemental des Arts asiatiques de Nice 

« J’imaginais la vague beaucoup plus grande ! » s’étonne Laha, étudiante en classe préparatoire de management à Nice. Du haut de ses 26 cm sur 37 cm, la célèbre “grande vague” d’Hokusai fascine toujours. « Je suis venue pour voir The Great Wave, elle est très connue, c’est émouvant », confie Greg, un anglo-saxon à Nice pour ses études.

Musée des Arts asiatiques – salle d’exposition Voyage au pied du mont Fuji – 25/01/2023 – Crédit photo Nina Osmond  

Dans la pièce qui abrite les 126 estampes d’Hokusai, il faut se frayer un chemin entre les observateurs pour atteindre le graal, dont la notoriété n’a presque rien à envier à celle de la Joconde. 56 000 visiteurs ont franchi la porte du musée des Arts asiatiques depuis le 1er octobre 2022, date de l’ouverture de l’exposition « Voyage au pied du mont Fuji ». Alors que la billetterie recensait 56 000 entrées pour l’ensemble de l’année 2022. « On s’attendait au succès mais à ce point, je dois vous avouer que non », explique Adrien Bossard, directeur du musée, au micro d’Europe 1. 

Visite créative : le « tunnel book » 

Exemple du concept de Tunnel books – Crédit photo : Vence Bell Tatebanko Paper Diorama 

Le musée propose des visites créatives où les participants réalisent des « tunnel books ». Le concept consiste à superposer plusieurs feuilles, séparées par des accordéons de papier, pour créer une illusion de perspective. L’atelier se veut inspiré des techniques de réalisation d’une estampe, imprimées par plusieurs gravures sur bois qui servent de tampons pour chaque couleur. L’ensemble des ateliers ont affiché complet. 

« Cette vague est dans l’imaginaire collectif » 

Produit Lego – La grande vague 

« Je l’ai beaucoup vue en photo mais pas en vrai, je suis venu pour la voir de mes propres yeux ! » se réjouit Michael, 14 ans, en attendant que la salle d’exposition se désemplisse. Sur des chaussettes, des tasses, sur des affiches ou modifiée pour correspondre à d’autres univers culturels, la vague d’Hokusai est omniprésente et mondialisée. L’entreprise de jouets Lego décline même la célèbre estampe en un tableau à reproduire en briques. Adrien Bossard, fier de recevoir la mythique vague dans son musée, explique qu’elle « est dans l’imaginaire collectif ». 

Un sujet transgénérationnel 

« On observe une cohabitation entre tous les types de publics. Le sujet est transgénérationnel et cela a eu un vrai impact sur la fréquentation », communique le musée des Arts asiatiques. Ce sont 680 visiteurs par jour, avec des pointes à 2 000 visiteurs le week-end, qui sont venus admirer les œuvres du maître des gravures japonaises. Touchés par la dimension populaire de l’estampe Sous la vague au large de Kanagawa, un nouveau public a fréquenté le musée. « Je suis venue uniquement pour l’exposition d’Hokusai », admet Marine, qui n’est pas férue de galeries. « J’aime beaucoup les estampes et je suis venu que pour ça ! Je regarde la vague et après j’y vais », témoigne Hugo. 

Du 23 février au 11 juin, le musée des Arts asiatiques mettra en avant les œuvres oubliées dans les réserves, dans l’exposition « L’Asie sans réserve ». 

Nina Osmond