mars 16

Affaire Hilona/Julien : Les dessous de la téléréalité

La candidate de téléréalité, Hilona Gos accuse son ex-fiancé Julien Bert de violence physique et verbale dans une vidéo publiée sur YouTube. Les producteurs d’émissions sont de nouveau pointés du doigt. 

Affiche publicitaire Les Marseillais VS Le Reste du Monde

« Et là, il m’arrache le téléphone. Il a le regard qui a changé. Il avait les yeux noirs. Il a levé la main, il m’a étranglée, il m’a soulevée à ça du sol. Je n’arrivais pas à respirer ». Ce sont les mots forts de l’influenceuse, Hilona Gos vue notamment dans « Les Marseillais Vs le Reste du Monde » ou encore « Les Princes et les Princesses de l’Amour » dans une longue vidéo YouTube, le 26 février, intitulé « Ma vérité avec Julien ». Elle dénonce des violences physiques et verbales, survenues pendant leur relation. En réponse à ces accusations, Julien Bert a également posté une vidéo dans laquelle il nie la plupart des faits reprochés, mais affirme que sa relation avec l’influence était « toxique ». Quelques jours plus tard, Hilona a sorti une nouvelle vidéo avec plusieurs preuves, notamment des enregistrements audios du candidat « s’excusant pour tout ». 

Des violences parfois survenues lors d’émission

Depuis ces accusations, les réseaux sociaux reprennent des extraits de l’émission « Objectif : Reste du monde », diffusé en 2021 sur W9. Leurs échanges font mention de violences, sans qu’elles ne soient directement évoquées. Selon la journaliste Constance Villanova, les faits ont dû être cités devant les caméras, et ont sans doute été coupés au montage. 

Depuis la fin de sa relation avec l’influence, Julien Bert a participé et a gagné l’émission Les Cinquante diffusé sur W9 en 2022. Dans un long thread, Constance Villanova indique : « En faisant participer Bert à Objectif reste du monde et aux Cinquante, en relayant des « clashs » qui étaient bien plus que ça dans un programme scruté par des milliers d’ados, la production a romantisé et normalisé les violences. Elle n’a pas protégé une victime. En regardant la première saison d’Objectif reste du monde, on savait, on le sentait, on a normalisé ».

Une industrie propice au silence 

Dans un article de La voix du Nord, l’autrice Valérie Rey-Robert affirme que ces profils stéréotypés de « grande gueule » et de « macho » sont les plus prisés des productions de téléréalité. Ils sont sélectionnés pour leur aptitude à « faire du clash, avec des « punchlines » plus ou moins misogynes » sous couvert d’humour. Selon l’autrice, « Il ne peut pas y avoir de libération de la parole dans la mesure où les candidats accusés d’agressions sont ceux qui rapportent le plus ».

Ce n’est pas la première affaire de violences sexistes et sexuelles dans le milieu de la téléréalité. D’anciennes candidates prennent la parole et accusent les sociétés de production de ne pas avoir sanctionné les participants mis en cause. Des candidats comme Raphaël Pépin ou Julien Guirado, ont par le passé reconnu des faits de violences contre leurs compagnes, sans que ces révélations ne mettent fin à leur carrière.

Mathilde Georges