Je me souviens Chabal #1/3

C’était dans les tuyaux depuis janvier, c’est désormais officiel : après la victoire contre La Rochelle, Sébastien Chabal a mis un terme à sa carrière de rugbyman. Objet de mode, personnage charismatique et parfois joueurs de rugby, la rédaction a décidé de rendre hommage à « Cartouche ». Trois rédacteurs vont vous raconter un épisode, un moment de la carrière du Drômois qui les a marqués.

19 juin 2004, Chabal met son dernier placage bouchon en ciel et grenat face au Stade Français. (Crédit photo : L’équipe)

19 juin 2004, Chabal met son dernier placage bouchon en ciel et grenat face au Stade Français. (Crédit photo : L’équipe)

Arrivé au club du CS Bourgoin-Jallieu en 1998, personne ne connaît encore Sébastien Chabal. Ayant commencé le rugby il y a seulement quatre saisons, le Valentinois (habitant de Valence) arrive dans une équipe qui joue le haut du tableau (en 1997, Bourgoin dispute alors la finale de première division). La légende raconte que dès le premier entrainement il aurait dézingué le capitaine de l’époque, Pierre Raschi.

Mais son début de carrière à haut niveau est poussif. Son coach de l’époque, Michel Couturas, reproche au troisième ligne aile d’être trop fainéant. Du côté des supporters on adore le joueur qui a tout pour rappeller un certain… Marc Cécillon, autre troisième ligne légendaire ayant arboré le maillot Ciel et Grenat.

Costaud, discret et surtout humble, Chabal a choisi le bon club. Tous ceux qui sont passés par la forteresse iséroise de 20 000 habitants vous le diront, quand les joueurs se baladent à Bourgoin, ils sont constamment reconnus dans la rue, ce qui n’existe nulle part ailleurs en Isère. Une atmosphère qui met en confiance celui que l’on commence à prénommer « Cartouche ». A l’époque, tous les enfants du club raffolaient de ce jeune joueur, qui même s’il avait les mains sur les hanches 80% du temps, était capable, lorsqu’il déroulait ses bras de découper son adversaire direct. Sébastien Chabal était comme on dit « un joueur qui fait mal », et c’est tout ce qui compte à Bourgoin, où le combat est roi.

On remarquera quand même que tout n’a pas été réussite pour Chabal à Bourgoin, en témoigne ce magnifique drop claqué contre le Stade Toulousain :

Quant à sa dernière année passé à Bourgoin (2003-2004), Chabal n’y progresse plus, il commençait alors à stagner en Berjallie. Il était au dessus du lot et avait besoin de relancer sa carrière. Pour cela il est parti rejoindre Philippe Saint-André à Sale, en Angleterre, au sein du club des Sharks l’année suivante… date à laquelle il remporte son premier titre d’envergure : le Challenge européen.

Pierrick Ilic-Ruffinatti

 

N.B : Vous remarquerez que le seul surnom utilisé est « Cartouche », c’est parce qu’à l’époque, Chabal n’était pas encore la star qu’il a pu devenir par la suite. L’ensemble des surnoms qui lui ont été donnés l’ont été après son passage à Bourgoin.