Le « French Teknival » se prépare pour sa 25ème édition, illégale encore une fois

Depuis 1994, chaque 1er mai, la France accueil l’un des événements tekno les plus importants du monde. Cette année marquera le 25ème anniversaire de cette fête revendicative, et elle se déroulera en dehors du cadre de la loi.

Le 20 février dernier, l’association « Freeform » a annoncé via une publication Facebook le commencement des préparations pour l’édition de cette année. Les soundsystems de toute l’Europe sont invités à participer à cette free-partie géante autogérée. Déjà plus de 170 groupes d’organisateurs et 350 volontaires bénévoles de tous horizons ont répondu présent. Après le fiasco du Teksud Reload 2017 en août dernier, les représentants du mouvement comptent bien redorer leur blason. Freeform a déclaré avoir fait une demande d’autorisation en bonne et due forme à la préfecture d’Indre-et-Loire pour pouvoir investir un terrain d’entraînement militaire de 50 hectares qui ne sert plus situé en plein milieu de la forêt. D’autres lieux ont été proposés, mais celui-ci reste le premier choix et le plus apte à accueillir l’événement. L’association a fixé, avec les soundsystems participants, le 30 mars comme date butoir avant laquelle l’Etat devait répondre à cette demande. Les hostilités étant censées se dérouler du 27 avril au 1er mai, cette date a été choisie pour que les organisateurs aient assez de temps pour s’occuper des formalités et de la mise en place.  Problème, l’Etat n’a donné aucune nouvelle à cette date (17/04/2018).

« Libre, solidaire, créatif, écoresponsable, underground, en harmonie avec le voisinage et toujours revendicatif » sont les maîtres mots pour ce teknival. Les revendications sont les mêmes : être reconnu et considéré comme une culture à part entière, sans « miradors et barbelés autour de notre fête, pas d’armada de gendarmes mobiles pour désosser nos camions à l’arrivée… » Selon eux, la free-partie doit être une chose gérée par le ministère de la Culture et non pas les forces de l’ordre. Dès le début, les teufeurs se disaient prêts à braver la justice malgré les possibles sanctions et la volonté d’alourdissement des sanctions destinées aux organisateurs. Le lieu de l’événement restera donc inconnu jusqu’à la date de commencement, qui tourne traditionnellement autour du 1er mai, afin de préserver l’événement des actions répressives de l’Etat.

Grégoire ASSOUS